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"BD dans l’Ain", le festival qui fait du département un fief du 9e art


Une 22e édition à la programmation variée et attendue, voilà ce que propose le festival « BD dans l’Ain » qui se tiendra à Bellegarde-sur-Valserine le week-end prochain. Dédicaces, expos, concours de jeunes talents, marché de la BD d’occasion… Pendant deux jours, le rendez-vous annuel du 9ème art prouvera une fois encore que son rayonnement est loin d’être uniquement départemental. Explications.

Deux jours de festivités. Un marché de la BD d’occasion. 1500 à 2000 personnes attendues. 25 auteurs locaux, français et internationaux. Une librairie spécialisée partenaire. Un concours de jeunes talents. Deux expositions. Voici le décor du prochain festival « BD dans l’Ain » qui se déroulera à Bellegarde-sur-Valserine les 25 et 26 novembre prochains.



Pour sa 22e édition, le festival a encore une fois mis les petits plats dans les grands. Car après avoir reçu, entre autres, Achdé, Mezières, Derib, Druillet, Hermann, Hausman, Mitton, Pesch, Tibet, Gibrat, Zep ou encore Servais… Cette année, c’est Nicolas Tabary qui est attendu en terres bellegardiennes. Celui qui a repris des traits de son père le personnage succulent d’Iznogoud jouera, en effet, la tête d’affiche du festival. « C’est une grosse chance pour nous d’avoir l’auteur d’un personnage aussi illustre qu’Iznogoud. C’est le fils du créateur, il reprend la série de son père. Il nous a aussi crée une belle affiche, bien punchy. Nous l’avions rencontré en octobre 2016, au festival de Chambéry. On sait que la BD grand public va attirer les gens du secteur. Mais plus on va vers de la BD spécialisée, plus les gens viennent de loin. Par exemple, des gens sont déjà venus de Paris ou Marseille pour voir Hermann, Hausman ou Emmanuel Lepage. Dès qu’il y a des auteurs ou dessinateurs cotés dans le monde de la BD et qui se font rares dans les festivals, les amateurs font de la route pour avoir une dédicace », confirme Michel Suro, président d’« Art et BD », l’association organisatrice.



Pourtant, le festival ne s’est pas fait seul. À ses débuts, alors que 300 événements de ce type ont lieu chaque année en France, il est compliqué de trouver des auteurs qui acceptent de se déplacer dans la petite ville de l’Ain. « Il faut reconnaitre que c’est plus facile pour nous aujourd’hui de décrocher des auteurs ! Le festival s’est construit peu à peu. On a commencé petit et local, on a eu assez rapidement un bon partenariat avec le Conseil départemental et enfin, il y a eu le choix que l’on a fait, au début, de ne pas trop grossir et de ne pas courir après le nombre d’auteurs. Cela a permis une certaine convivialité au festival et c’est cet aspect qui a plu aux dessinateurs et au monde de la BD. On a une réputation de festival sympa. On accueille vraiment bien les dessinateurs, on prend soin d’eux, ensuite, ils en parlent et c’est ce qui fait que, de temps en temps, on arrive à avoir des auteurs connus qui sont pourtant très sollicités. Historiquement, nous nous limitions à 18 ou
20 auteurs, simplement parce que l’hôtel de La belle époque ne possédait que 20 chambres pour les accueillir
 », sourit le président.



Comics, mangas et gendarmes



Et si Michel Suro avoue effectuer une programmation au gré de ses rencontres, il se contraint à la faire éclectique, pour que chacun, adolescents, grand public, aficionados ou jeune public y trouve son compte. Cette année, la satisfaction est avant tout féminine. « C’est la première année que l’on a autant de femmes, elles seront une dizaine sur les 25 présents. Depuis 3-4 ans, on nous avait fait la remarque qu’il n’y avait pas assez de femmes. C’est vrai que c’est une profession qui a été longtemps essentiellement masculine, ça se féminise de plus en plus avec des dessinatrices pleines de talents, des nouveaux visages, notamment formés à l’école de dessin Émile Cohl de Lyon », résume-t-il.



Des talents féminins mais aussi locaux. Laure Monloubou en est le parfait exemple. Originaire de Bellegarde-sur-Valserine, formée à Lyon, ses productions oscillent entre BD et illustrations de livres pour enfants. Elle viendra présentait non seulement son dernier roman dont l’histoire se déroule à Chézery-Forens, dans le pays de Gex, mais aussi le dernier livre du médecin médiatique Michel Cymes, « Quand ça va, quand ça va pas », dont elle est l’illustratrice. Autres locaux, Thierry Martinet, fondateur du festival, et Jean-Pierre Fillion, bellegardien ancré dans la vie locale, dédicaceront leur livre « De la science à la fiction, un voyage préhistorique dans la région du Haut-Rhône ». Un duo que le public sera ravi de retrouver. Un auteur finlandais, Hannu Lukkarinen, et une dessinatrice autrichienne, Bettina Egger, viendront compléter le tableau international en plus des habitués italiens et suisses.



Mais pour plaire à tout le monde, le festival a là encore mis le paquet. Deux auteurs de la série à succès venue des studios Ankama de Roubaix, seront présents. Déclinée en jeux vidéo et en film d’animation, « Dofus » est bien connue des adolescents. Les amateurs de comics seront servis puisque le festival accueillera Geoffo qui a collaboré et dessiné sur des séries Marvel. Rien que ça. Mais aussi Jean-Yves Mitton, briscard du comics, dessinateur et scénariste, notamment de la série « Kronos ». De la science-fiction enfin avec Jaouen, dessinateur de « Eternum » et Niko Henrichon, jeune révélation, et sa série déjà culte « Meta-baron ». En plus de rencontrer le désormais papa d’Iznogoud, le grand public découvrira le visage qui se cache derrière les séries « Joe Bar Team » ou « Les gendarmes », en la personne de Jenfevre.



Un rendez-vous tellement dense que la ville a accueilli en juin dernier un libraire spécialisé en bande dessinée. « Je ne pense pas que ça soit complétement un hasard, cela fait 20 ans que l’on travaille sur la bande dessinée, que l’on multiplie en amont du festival des animations scolaires. On est très heureux d’avoir une librairie spécialisée surtout pour une petite ville comme la nôtre. La BD s’ancre sur Bellegarde et ça fait plaisir », se réjouit Michel Suro. La librairie de la rue de la République, « Les arts frontières », accueillera donc elle aussi trois auteurs le temps du week-end.



Plus d’infos sur www.bddanslain.fr ou sur la page Facebook Bd dans l’Ain.



En pratique



Samedi 25 et dimanche 26 novembre 2017 au Centre Jean Vilar de Bellegarde-sur-Valserine

Festival ouvert samedi et dimanche de 10 h à 19 h. Dédicaces de 10 h à 12 h et de 14 h 30 à 19 h 

Tous les albums des auteurs présents seront disponibles sur place à la librairie « BD Fugue » 

Conditions d’accès : 2 albums BD non achetés sur place 

Tarifs entrée : 3 € la journée ; 4,5 € les 2 jours ; gratuit pour les enfants de moins de 12 ans

Marché de la BD d’occasion : un chapiteau de 200m² installé devant le Centre Jean Vilar accueillera une dizaine d’exposants qui proposeront aux visiteurs des BD d’occasion, planches et objets de collection (entrée libre)



Le second père du vizir dans l’Ain



Nicolas Tabary est né en 1966 à Paris, au pied de la butte Montmartre. Il se prédestine tout naturellement aux arts graphiques. En effet, il baigne dans l'univers de l'imaginaire et du dessin depuis sa plus tendre enfance car il est le fils de Jean Tabary, le célèbre auteur des bandes-dessinées, notamment de Totoche, Corinne et Jeannot, ou encore avec René Goscinny, du grand vizir Iznogoud. Il apprendra son métier sur le tas en commençant par coloriste de BD aux côtés de son père, puis fera ses armes comme maquettiste, graphiste et illustrateur en agence de communication avant de créer en 1991 son propre atelier de création graphique où la bande dessinée et le dessin d'humour seront à l’honneur. C’est en 2008 qu’il reprend le dessin de la série Iznogoud dans les traces de son père. Il publie donc « Iznogoud, les mille et une nuits du Calife » avec Muriel Tabary-Dumas et Stéphane Tabary au scénario. Suivront en 2012 « Iznogoud Président », avec Nicolas Canteloup et Laurent Vassilian, puis en 2015 « Iznogoud, de père en fils » avec Laurent Vassilian. En 2016, il sort des sentiers battus paternels en dessinant l’adaptation BD du roman philosophique d’Alexandre Jollien « Éloge de la faiblesse » avec son vieil ami Éric Corbeyran, au scénario. Aujourd'hui, Nicolas Tabary cultive les fruits de son expérience graphique entre communication et 9ème art dans son atelier en Charente-Maritime, où il donne vie à de multiples œuvres visuelles.



Nicolas Tabary est aussi et désormais le créateur de l’affiche du festival BD dans l’Ain 2017 qui met en scène le truculent Iznogoud. Un collector !



Les lauréats du concours « Jeunes talents »



Le concours départemental « Jeunes Talents », ouvert aux collégiens de 4èmes et 3èmes, consiste à réaliser une planche de BD sur la base d’un strip proposé par un auteur. Cette année, le strip a été imaginé par Jérôme Phalippou, dessinateur des « Aventures de Betsy ». Sur les 114 planches venues de l’Ain et les 10 venues de Bretten en Allemagne, les vingt meilleures planches suivantes seront exposées lors du festival et circuleront ensuite dans tout le département.

1.Alice FULCHIRON, Collège du Val de Saône de Montceaux

2.Soumaya EL BOUKILI, Collège Saint-Exupéry de Bellegarde

3.Manon TOURNIER, Collège Saint-Exupéry de Bellegarde

4.Axèle GUERIN, (Prix spécial du jury) Collège Saint-Exupéry de Bellegarde

5.Julia ZIELINSKI, Collège du Val de Saône de Montceaux

6.Clara MOUGEOT, Collège du Val de Saône de Montceaux 

7.Adam GAGAA, Collège Thomas Riboud de Bourg-en-Bresse

8.Agathe MORIN, Collège Saint Exupery de Bellegarde

9.Manon HAAB, Collège Saint-Exupéry de Bellegarde

10.Timéo SALOMON, Collège Louis Dumont de Bellegarde

11.Valentine DEBRAY, Collège Saint Exupéry de Bellegarde

12.Amélie JACOBS, Collège Louis Dumont de Bellegarde

13.Rayane JAILLET, Collège Louis Dumont de Bellegarde

14.Charly AUBRY, Collège Saint Exupery de Bellegarde

15.Lyla FOUNAS, Collège Saint-Exupéry de Bellegarde

16.Théo CASSIA, Collège Louis Dumont de Bellegarde

17.Emelyne PEREIRA TEIXEIRA, Collège Saint-Exupéry de Bellegarde

18.Margaux WAMBRE, Collège Thomas Riboud de Bourg-en-Bresse

19.Loanne NGUYEN, Collège du Val de Saône de Montceaux

20.Elisa MAUFROY, Collège du Val de Saône de Montceaux


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