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«Frontaliers: stop!», une initiative populaire du MCG !


Ou la Suisse en premier!

La courbe du chômage s’inverse en France…



Avec des ratées pour le précédent locataire de l’Elysée, l’inversion de la fameuse courbe du chômage semble désormais engagée pour son successeur. En effet le chômage en France est passé en dessous de la barre des 9% (8.6% exactement). Mais quand on se rapproche du même taux de chômage en Suisse, on ne peut que mesurer le chemin qu’il reste bien évidemment à parcourir. En effet chez nos amis helvètes le taux passe en un an de 3.7% à 3,3%, ce qui laisse rêveur, et qui peut s’estimer comme un taux normal de chômage de changement d’emploi, soit le chômage frictionnel ou naturel. Et malgré ces bons chiffres certains hommes politiques suisses réclament un arrêt de la venue des frontaliers chez eux. C’est le Mouvement Citoyen Genevois (MCG) bien connu pour ses diverses provocations, situé dans une mouvance de droite radicale et populiste, qui demande que les employeurs démontrent qu'ils n'ont pas trouvé de candidat habitant en Suisse avant d'embaucher un frontalier, disposant des compétences requises pour un poste vacant. Et ceci à intervenir avant toute attribution de permis frontalier pour pourvoir le poste.



Frontaliers stop !



C’est ce slogan, qui vise à contrôler l'attribution des permis de travail pour les frontaliers (permis G). Actuellement, ce nombre de permis s'élève à environ à 100'000 sur Genève, note le MCG. Dans le même cadre rappelons que 320.000 français (Hauts Savoyards, Savoyards, Doubistes, Hauts Saônois, Jurassiens et habitants de l’Ain, passent la frontière helvète tous les matins pour se rendre à leur travail. Cet afflux de main-d’œuvre qui n'habite pas en Suisse, entrave l'accès au marché du travail des résidents du canton. « Frontaliers : stop ! », cette initiative veut obliger les employeurs à se plier à cette règle. Pour le parti politique MCG, cette «priorité de l'engagement pour les résidents et les citoyens suisses» est une mesure de «bon sens». Elle permet de refuser l'arrivée de travailleurs frontaliers qui concurrencent les demandeurs d'emploi genevois et elle permet d'accepter uniquement les personnes qui ne peuvent pas être recrutées localement. Le MCG a jusqu'au 15 juin pour récolter 5227 signatures valables pour son référendum d’initiative populaire. Et si cette consultation populaire pouvait être mise en route, et serait adoptée, elle y aurait forcément des répercutions sur le monde des frontaliers français travaillant en Suisse. Cependant le taux de chômage très faible chez notre voisin (rappel : 3.3%) interdit presque le fait de ne pas accepter les frontaliers, puisque on en est là pratiquement au seuil du plein emploi. Gageons que les suisses aient raison garder, parce que de notre côté ce serait une vraie catastrophe, de se voir ainsi refouler du pays de Guillaume Tell…


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