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35e édition des journées du patrimoine


C’est le rendez-vous phare des amateurs d’Histoire, les rencontres des passionnés de richesses locales, mais ce sont surtout l’occasion d’attirer les curieux et de mettre en valeur un patrimoine national. Ce week-end, la 35e édition des Journées européennes du patrimoine verra l’ouverture de près de 17 000 monuments et une offre de plus de 26 000 animations à travers le territoire. Mais avant de se décider à patienter des heures pour visiter le palais de l’Élysée, ouvert lui aussi au grand public pour l’occasion, ne serait-il pas clairvoyant de partir à la découverte du patrimoine local, trop souvent méconnu par ses propres habitants ?

Journées du patrimoine : comment en profiter ? 



Industriel, archéologique, immatériel, cinématographique, audiovisuel, artistique, musical… le patrimoine est partout. Et depuis 1984, il s’est taillé une place incontournable dans le calendrier des événements nationaux. Chaque troisième week-end de septembre, les journées du patrimoine permettent aux français de renouveler leur intérêt pour l’histoire des lieux et de l’art. Le tout gratuitement. Ces journées sont également l’occasion d’ouvrir toutes sortes de bâtiments habituellement fermés au public ou peu fréquentés. Architecture civile ou religieuse, activités industrielles ou agricoles, parcs et jardins, sites archéologiques, objets et mobiliers, littéraire, fluvial ou militaire… tous les patrimoines sont mis à l’honneur.



Depuis 1995, un ou plusieurs thèmes nationaux sont même proposés par le Ministère de la Culture, organisateur officiel, afin de fédérer les initiatives locales et de mettre en lumière un aspect particulier du patrimoine. Après la jeunesse, la protection, le voyage ou encore le patrimoine caché, c’est cette année le partage qui est à l’honneur. 

Et puisque ce ne sont pas moins de 50 pays en Europe qui ont suivi l’initiative française et qui organisent également des Journées européennes du patrimoine, un programme tout particulier est proposé cette année encore : « l’Europe en héritage ».



Voltaire, l’européen



C’est donc logiquement que le château de Ferney-Voltaire a été sélectionné pour représenter la région. Parce qu’on ne se lasse pas de scander sa réouverture depuis le 1er juin, la visite du château de Voltaire fait partie des incontournables des journées du patrimoine. Après plus de 2 ans de travaux et grâce à une restauration totale, les visiteurs découvriront le monument et ses collections à l'aide d'outils de médiation innovants. L'ancienne demeure de Voltaire a désormais retrouvé toute sa grandeur afin de partager l'esprit tolérant, généreux et libre de l'illustre philosophe. L’occasion pour les plus rêveurs, de « sentir » les lieux construits par Voltaire lui-même et où il passa les vingt dernières années de sa vie, les plus fécondes, faisant de cet édifice, le centre névralgique de l'Europe des Lumières. L’occasion aussi de déambuler dans les salons qui ont vu naître son Dictionnaire philosophique, son Traité sur la tolérance, plusieurs tragédies et pièces de théâtre mais aussi une immense correspondance comprenant plus de 6000 lettres. Au programme de ce week-end à Ferney : la découverte du nouveau parcours de visite pour comprendre la vie de Voltaire, son œuvre, ses combats et les empreintes laissées après sa mort, les différents espaces restitués avec les décors de l'époque, le nouvel étage ouvert au public avec un espace d'exposition temporaire et un café littéraire.



Mission en Bern ?



C’est le Monsieur Patrimoine de l’actuel Gouvernement. À l’instar d’un Nicolas Hulot, figure médiatique, homme engagé et ancien présentateur de télévision, Stéphane Bern a succombé à l’appel d’Emmanuel Macron pour clamer ses combats avec des actes politiques. Les siens concernent les vieilles pierres. Plus noblement, le patrimoine national, dispersé en une multitude d’édifices à sauver, des hôtels particuliers aux châteaux, en passant par les théâtres, abbayes, églises, synagogues, temples, fermes, lavoirs, pigeonniers, moulins, usines forges ou encore ouvrages hydrauliques ou militaires, souvent en décrépitude par manque de moyens financiers. 

Alors, pour sauver ces monuments en péril, Stéphane Bern lance le « Loto du patrimoine ». En effet, depuis une semaine, il est possible de se procurer des tickets de loterie « Mission patrimoine » dans les bureaux de tabac, les maisons de la presse ou encore sur le web, au prix de 15 € l’unité. Organisé par La Française des jeux, ce « loto culturel » permet de gagner jusqu'à 1,5 million d'euros au grattage du ticket, encore faut-il tomber sur l’un des 6 tickets concernés par cette somme record, ou encore de remporter le tirage exceptionnel du Loto, et son jackpot de 13 millions d'euros, organisé le 14 septembre, la veille des Journées du patrimoine.



L’aqueduc du Gier pour la région



Cette collecte, pour le moins originale, devrait permettre de récolter entre 15 et 20 millions d'euros, destinés à restaurer une centaine de monuments emblématiques du territoire en péril. 269 exactement dont aucun ne se situe dans l’Ain. Parmi ces derniers, 18 ont été désignés « lieux emblématiques » et représentants de leur région. Pour l’Auvergne-Rhône-Alpes, c’est l’aqueduc du Gier à Chaponost et Sainte-Foy-lès-Lyon qui sera prioritaire quant à la réception des fonds récoltés par ce loto.



Mais comme Nicolas Hulot, Stéphane Bern a dernièrement émis quelques doutes quant à l’exécution de sa mission. Alors que ce « Loto du patrimoine » devrait être renouvelé chaque année, l’organisateur espère, sans pour autant prendre la poudre d’escampette, que sa mission ne soit pas de perlimpinpin.



En chiffres



17 000 lieux ouverts

26 000 animations

50 pays européens participants

774 animations dans le département de l'Ain


Coup de cœur de la rédaction

On aime les reconstitutions à Izernore. Il faut dire que cette ancienne bourgade gauloise est la seule agglomération antique connue dans le Haut-Bugey. Alors qu’y subsistent les vestiges d'un temple gallo-romain, Izernore, ou plutôt Isarnodurum, passionne les historiens, chercheurs et autres archéologues depuis des dizaines d’années.



Tandis que le musée archéologique compte une multitude d’objets retraçant la vie de nos ancêtres les gaulois, ce sont les gladiateurs qui débarqueront en terres bugistes ce week-end. En effet, les associations « Pax Augusta » et les « Portes de l'Histoire » ont fait appel à des reconstitueurs historiques pour présenter au public la vraie vie de ces combattants antiques. Matériel d'époque, vie quotidienne, équipements, hygiène et alimentation, les présentations pédagogiques et les combats mettront en lumière la réalité des gladiateurs, bien loin des clichés cinématographiques. Durant tout le week-end, les combats auront lieu à Izernore, en présence des gladiateurs à pied mais aussi des « equites », combattants à cheval qui, traditionnellement, débutaient les jeux de l'arène



Samedi de 14h à 18h et le dimanche de 10h à 18h


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