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Anne-Lise, nouvelle et seule chasseresse de Peyriat


Après avoir obtenu son permis de chasse en mars dernier, Anne-Lise, effectuait, dimanche dernier, sa première ouverture de la saison en tant que chasseresse, tiraillée entre peur et excitation. Rencontre.

À la société de chasse de Peyriat, elle est la seule femme à être chasseresse. À 36 ans, Anne-Lise a décidé de passer son permis de chasse en mars dernier. Et ses premières motivations se nomment Peppa, beagle-harrier de son état, Loki et Norman, setters anglais friands d’arrêts et de petits gibiers, et enfin Malou, anglo aimant débusquer du sanglier. Les quatre, fidèles compagnons de chasse comme de canapé, verront désormais Monsieur et Madame s’armer lors des prochaines sorties. «Mon conjoint a eu 40 ans en mars dernier, je me suis dit que ce serait une belle surprise que je passe le permis», sourit-elle.



L’envie de justifier sa présence lors des manifestations de la société de chasse pour laquelle elle était déjà secrétaire a fait le reste. « J’ai essuyé quelques remarques sur ma présence pour mener les chiens. Il y a peu de chasseresses parce c’est un sport assez macho. Par contre, les femmes y sont très respectées dès l’instant qu’elles chassent », assure-t-elle. Car une fois le permis en poche, elle constate que ses collègues n’ont de cesse de lui offrir aide et conseils. « J’ai aussi la chance d’être dans une société de chasse où les mecs sont assez ouverts d’esprit et où ils se rendent compte que la chasse a évolué. »



«La forêt appartient à tout le monde !»



Les mentalités aussi, à en croire la jeune femme : « si je pouvais aller à la chasse, comme je vais à la pêche en « no kill », tirer et que l’animal reparte en courant, je serais tout aussi contente. » Prônant une mission environnementale de régulation des espèces et soucieuse d’une chasse « sélective », elle a une vision catégorique de son rôle fusil en main. « Le but n’est pas de tirer dans le tas ou sur la première bête qui se présente mais bien de cibler selon les consignes de chasse », affirme-t-elle.



Qu’elle ramène ou non du gibier, qu’elle cuisinera d’ailleurs le plus souvent pour l’appréciation de sa famille où les 4 ados préfèrent les terrines que les rôtis, Anne-Lise chassera en terres aindinoises uniquement auprès de son conjoint. « Je ne chasserai pas sans lui, ça c’est sûr ! » Et dans le partage du territoire. « La forêt appartient à tout le monde. La chasse est délimitée, les promeneurs peuvent être surpris par un chien qui court derrière un gibier, c’est tout », conclut Anne-Lise. 



Du côté de Peyriat, celui-ci répondra peut-être du nom de Peppa, Malou, Norman ou Loki…


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