L'Ainpact L'Ainpact sur mobile L'Ainpact sur Facebook Flux RSS


Benoît du groupe Kyo : « on a la volonté de sortir plus de musique, d’être plus présents »


Phénomène incontournable lors de leur révélation, dans les années 2000, Kyo a vendu plus de 2 millions de disques ! Florian, Benoît, Nicolas et Fabien ont depuis sorti d’autres albums tout aussi touchants, rempli un AccorHotels Arena, collaboré avec Madame Monsieur et présentent un nouvel album « Dans la peau ». Ils seront le 19 juillet prochain sur la scène du festival Oh ! Bugey d’Oyonnax. Le jour de ses 40 ans, Benoît, chanteur et guitariste du groupe, a accepté de répondre aux questions de l’Ainpact.

Comment est né Kyo ?



Àl’ancienne : nous étions des potes de lycée. Il y avait deux frères dans le groupe, et moi je l’ai intégré en tant que bassiste. Car tous les groupes cherchent des bassistes donc le meilleur moyen de rentrer dans l’un d’eux, c’est de faire de la basse ! Mais je n’étais pas très bon. Rapidement, je me suis mis à composer, à écrire et un peu naturellement, à chanter. On a eu la chance de pouvoir faire des concerts au lycée et dans les alentours, dans notre 78. [NDLR :Yvelines]



On a fait un tremplin rock. Ce soir-là, notre manager est passé au moment où l’on répétait les morceaux. Il nous a fait bosser, il nous faisait jouer dans les parcs et les squares parisiens pour voir si les gens s’arrêtaient et écoutaient.



Quelles sont les inspirations musicales de Kyo ?



Aux débuts de Kyo, et à l’époque, on écoutait exclusivement du rock et particulièrement celui qui venait de Seattle comme Nirvana, Pearl Jam ou Soundgarden. On était fous de ces groupes, c’est ce qui nous a réuni. Maintenant, on les écoute avec nostalgie mais on écoute aussi plein d’autres choses. Tous les quatre, on n’écoute pas les mêmes styles de musique. Florian est toujours resté très folk, Nico est plus électro, moi j’écoute beaucoup de rap… C’est bien pour le groupe d’avoir plusieurs identités, ça apporte à notre musique.



Qu’est-ce qui a changé entre la sortie de votre premier album «Le chemin», en 2003, et votre dernier album «Dans la peau» ?



On n’écrit pas de la même façon quand on a 20 ou 40 ans. C’est ce qui me passionne le plus aujourd’hui d’ailleurs : écrire. J’ai relayé la composition aux autres membres du groupe alors qu’avant je composais beaucoup. J’avais l’impression de tourner en rond, eux ont une autre sensibilité, moi ça m’amène aussi à écrire différemment que lorsque j’écrivais sur mes chansons.



Plus globalement, c’est tout le marché de la musique qui a changé. D’ailleurs, on va essayer de se mettre un peu à la page, on a la volonté de sortir plus de musique, d’être plus présents. On est encore à l’ancienne, à mettre 3 ans à composer un album. On va essayer de sortir plus d’albums et de clips, même sans budgets hollywoodiens, et tourner plus régulièrement. C’est même plus sain pour un artiste, finalement, de ne pas attendre d’avoir 12 titres avant de sortir.



«Il y a un côté très gratifiant d’avoir fait un bon concert alors qu’il y avait des gens à convaincre»



Votre public vous suit toujours. Il se constitue de fervents fans ou c’est un renouvellement perpétuel ?



Je pense qu’il y a ce socle, un noyau solide, et ce n’est que grâce à eux que l’on arrive à durer. Puis, en discutant avec les gens, on s’est aperçus qu’il y avait la transmission. C’est assez rigolo, ces gens qui nous disent avoir élevé leurs enfants au Kyo. Et ces enfants viennent aux concerts. Je trouve ça hyper intéressant de se dire que non seulement ils vont voir un concert, mais en plus, ils partagent un moment en famille.



Vous préférez les concerts ou les festivals ?



C’est difficile à dire… Quand on est en concert, on a un set très calé, que l’on doit adapter en festival. Peut-être que les festivals sont des moments plus impressionnants car ils brassent beaucoup de monde, ils ont un coté très excitant, une ambiance particulière et on peut regarder d’autres artistes… Il y a quelque chose de très rassurant à faire ses concerts à soi où l’on sait que tout le monde est là pour votre show mais il y a un coté très gratifiant d’avoir fait un bon concert alors qu’il y avait des gens à convaincre.



Qui a eu l’idée du tout nouveau duo «Les lois de l’attraction» avec Madame Monsieur ?



C’est honnêtement une superbe rencontre, qui a eu lieu sur un plateau multi-artistes pour une association. C’était la demi-finale de foot France-Belgique et on a regardé le match sur le smartphone de Jean-Karl Lucas. On a discuté, on s’est marré... Ils avaient déjà fait un album avec des collaborations, là, c’est le second volet avec 20 titres, 20 duos. Ils nous ont contacté et comme on s’était bien marrés avec eux, on s’est dit pourquoi pas. Certes, je ne connaissais pas leur musique, mais je les trouvais sympas. Et je ne regrette pas, maintenant on va diner ensemble.


Twitshot
Commentaires

Pas de commentaire


Petites annonces