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Christelle Pospieszny, une coiffeuse à la philosophie écologique et cosy


À 48 ans, après plus de trente ans dans la coiffure, Christelle Pospieszny est à la tête de son propre salon, « Le Boudoir de Christelle », à Ferney-Voltaire. Un lieu délicat et intimiste où la coiffeuse manie avec naturel ciseaux, bien-être et écologie. Rencontre.

Ne cherchez pas, en entrant dans le « Boudoir de Christelle » à Ferney-Voltaire, le moindre poster d’une jeune blonde pulpeuse cheveux au vent et brushing relisant, ni même une forte odeur de produits esthétiques. Car le Boudoir ne porte pas son nom par hasard. « Le salon fait partie de la périphérie du château de Ferney et je suis sur un bâtiment classé, j’ai conservé et restauré une vitrine à l’anglaise et à l’intérieur, j’ai tout créé de mes propres mains, avec passion. Je l’ai appelé le Boudoir, parce qu’à l’époque de Monsieur Voltaire et de sa philosophie, les femmes aimaient se retrouver, discuter ou prendre un thé au boudoir », explique Christelle Pospieszny, qui, après 32 années dans la coiffure, a décidé d’ouvrir son « Boudoir » il y a deux ans, avec sa propre philosophie, cette fois, très 21ème siècle.



D’abord, parce qu’après de belles expériences professionnelles en salon, Christelle Pospieszny a décidé de faire du sien un véritable petit cocon pour ses clients et clientes. « Je mets un point d’honneur au bien-être, pour que les clients soient à l’aise, comme à la maison. J’ai ouvert mon salon aussi parce que, j’adore mon travail, mais je me sentais lésé du peu de temps que je pouvais leur accorder, j’avais envie de leur apporter un petit peu plus que de la coiffure, qu’ils se sentent moins stressés, pas avec un minuteur à la main, de prendre plus de temps et de développer le côté cosy et intimiste », résume la coiffeuse. Un salon à son image, en somme, où en plus de la bienveillance, plateau avec café, boissons bios et lectures zen sont à disposition.



Et le concept du « Boudoir » ne s’arrête pas là. « J’ai mis le doigt dans l’engrenage écologique, sourit-elle. J’avais envie d’apporter ma pierre à l’édifice. » Alors, Christelle Pospieszny a prospecté, une volonté de trouver une marque française d’un côté, une envie de produits bios de l’autre. Désormais, au « Boudoir », les colorations « Color by nature » sont aux extraits végétaux bios, écoresponsables, non testées sur les animaux, sans ammoniaque, ni paraben, ni silicone… Les produits de coiffage sont issus de ressources phyto-marines, sans sulfate. « Ce n’est pas forcément plus cher, et mes clientes sont ravies. J’ai même une nouvelle clientèle qui cherche le plus de naturel possible », confirme-t-elle.



La poubelle du salon ne contient pas un seul cheveu



Et qui dit engrenage écologique, dit recyclage. Là non plus le « Boudoir » n’est pas en reste, puisque si un salon de coiffure classique peut produire jusqu’à 60 litres de déchets ménagers au quotidien, Christelle Pospieszny ne produit que 20 litres hebdomadaires. « Je fais du recyclage. Chaque semaine, je trie tous mes tubes de couleurs, tous mes cartonnages de produits… Le but c’est de recycler presque tout, et dans un salon de coiffure, il y a vite beaucoup de déchets. »



À commencer par les principaux intéressés : les cheveux. « Depuis 4 mois, j’adhère à une association, « Coiffeurs justes » qui récupère tous les petits cheveux. Je leur envoie et eux s’occupent de les recycler, à ce jour 5 tonnes de cheveux ont été récupérées, aussi bien pour créer des fertilisants, isolants thermiques que des boudins en charge de récupérer le pétrole flottant en mer, que des tapis de jeux… », résume-t-elle.



Si la philosophie du « Boudoir » séduit de plus en plus, Christelle Pospieszny espère désormais transmettre, en sensibilisant d’autres coiffeurs, mais aussi en trouvant un ou une employé.e avec des sensibilités écologiques et un sens de l’écoute sincère.


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