L'Ainpact

Des animaux « indésirables » sur nos tables 


Chaque année, dans les villes et les campagnes, moults animaux considérés comme impropres à la consommation sont jetés une fois tués ou heurtés. À Amsterdam, un collectif a décidé de les cuisiner. Explications.

Produits issus de fermes locales, invendus de supermarché, cultivés au sein de l’établissement… À Amsterdam, les restaurateurs rivalisent d’idées pour lutter contre le gaspillage. Il faut dire que la ville est un symbole d’écologie notamment grâce à leur amour du vélo en ville.



Mais désormais, ils vont encore plus loin. En effet, à la carte de certains restaurants, on peut trouver des oies. Et pas celles du Sud-Est, celles tuées à l’aéroport de la ville. « Elles sont tuées pour empêcher qu’elles ne se mettent dans les réacteurs des avions et généralement jetées à la poubelle », explique le chef français, Charles Pelissot, du restaurant confidentiel « De Kaskantine » lors de son passage à l’émission « Échappées belles » nommée « Un printemps à Amsterdam ». Et s’il rejette le gaspillage de ces oies, c’est grâce à une association peu commune : « La cuisine des animaux indésirables » 



À vos grimoires !



À l’origine, un collectif d’artistes se penche sur la place de la nourriture dans la société actuelle. Ils constatent alors que bon nombre d’animaux sont tués sans être consommés, partant directement aux ordures. Alors, le collectif a décidé de les recueillir, de les préparer et de les livrer aux restaurants participants.



Cygnes, écureuils, renards, pigeons, corbeaux… Des « nuisibles », comme on les nomme avec dédain, pourtant tous sont comestibles. Ainsi, des oies de l’aéroport au renard tué dans une ferme, la population est sensibilisée à amener ces animaux au collectif.



Ragoût de renard, cuisses confites de cygne, bouillie d’écureuil… L’idée plait même aux plus grands chefs cuisiniers de la ville, convaincus par le geste anti-gaspi et surtout par le goût du défi de rendre savoureux une viande considérée comme répugnante. Mais les pigeons des villes le sont-ils vraiment ? Leur propre consommation n’étant autre que le fruit des restes de nourriture humaine…



Si l’idée vous tente, il faudra pourtant se plonger dans les livres de recettes datant du Moyen-Âge, une époque où ces animaux considérés indésirables sur nos tables, n’étaient que des gibiers parmi tant d’autres.


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