L'Ainpact

En 2019, la ville de Bourg-en-Bresse va vivre au rythme de nombreux travaux


Claudie Saint-André le reconnait volontiers : « c’est énorme ! » En 2019, Bourg-en-Bresse verra débuter, perdurer ou s’achever une série impressionnante de travaux qui devrait quelque peu modifier le visage de la capitale burgienne. Cette concentration, non voulue au départ, est due au temps des d’études préparatoires qui n’est pas le même selon la complexité de chaque dossier. Tour d’horizon de la petite dizaine de chantiers qui n’affecteront qu’à la marge, et c’est heureux, la circulation et la vie commerciale dans la cité.

Adjointe déléguée à l’urbanisme et aux déplacements, Claudie Saint-André a fait le point, pour l’Ainpact, sur les dossiers dont elle a la charge. On ne peut commencer ce passage en revue sans évoquer le carré Amiot. Situé en plein centre, le chantier en souffrance fait causer en ville, et couler beaucoup d’encre. La situation est désormais bien connue des burgiens. Si la phase mobilité et déplacements, c’est-à-dire l’aménagement de la place Bernard et des parkings, est en cours de finition, le gros du dossier est à l’arrêt. Côté cours de Verdun, la construction du conservatoire à rayonnement départemental (CRD) a pris du retard suite à la mise en liquidation judiciaire de l’entreprise Floriot. Néanmoins, ces travaux démarreront à coup sûr en 2019, redonnant du baume au cœur aux habitants du quartier.



Le deuxième volet concerne la partie commerciale côté champ de foire. Sous maîtrise d’ouvrage de la ville, la société DEROMEDI est chargée de la commercialisation, via une filière, et de la construction. Des difficultés liées à la conjoncture économique ont provoqué des hésitations chez les grandes enseignes au moment de s’engager sur le dossier. Cela ne remet nullement en cause pour l’instant la réalisation future, mais des incertitudes demeurent quant à la date de son démarrage.



Des chantiers qui avancent sans difficulté majeure



La construction de la maison de la culture et de la citoyenneté (MCC) avance à bon rythme sans aléa particulier. Les 3 000 m² du bâtiment situé allée de Challes ont commencé à sortir de terre en juillet et la livraison sera bien effectuée en septembre prochain. Il en sera de même pour le pôle accueil petite enfance Charles Jarrin qui utilisera l’aile ouest de l’école, rue Magenta, bâtiment occupé précédemment par le Cendre Départemental de Documentation Pédagogique (CDDP). Ce pôle remplacera avantageusement la crèche du Bastion en portant sa capacité d’accueil de 23 à 36 enfants. Là aussi, rien ne semble gêner l’avancement des travaux.



Quelques hectomètres plus loin, le quartier du Pont des Chèvres connait quelques perturbations routières depuis le début de la construction du bassin d’orage. Le chantier, assez impressionnant avec ses grandes grues, est désormais en phase finale. Dès qu’il sera terminé, en principe en avril, l’aménagement du boulevard Herriot, entre le giratoire de la Neuve et le Pont des Chèvres, pourra débuter. Avec une voie entrante et deux voies sortantes, il deviendra un boulevard urbain contribuant à la pacification du centre-ville. Les travaux complémentaires, aménagement du carrefour du Pont des Chèvres et d’un parking sur la dalle du bassin d’orage, création d’une piste cyclable, réaménagement des berges de la Reyssouze et végétalisation des pieds d’immeuble, devraient être terminés en novembre prochain. L’opération ANRU 2 qui comprend la démolition et la réhabilitation d’immeubles et plus généralement du quartier du Pont des Chèvres ne commencera au plus tôt qu’en fin d’année 2019.



Des opérations qui vont démarrer



Du côté des vestiaires des Vennes, une fois les marchés attribués le 18 janvier, les travaux commenceront début mars. Ils portent en fait sur 2 opérations mêlées : la démolition et la reconstruction d’une part des vestiaires brûlés rue Louis Mouthier, et des vestiaires hexagonaux collés aux gymnases route de Seillon d’autre part. Là aussi, la durée devrait être réduite et la réception est prévue pour la rentrée de septembre. A cette période, sans nul doute, les élus devront courir d’inauguration en inauguration. Le dossier de la voie verte, qui reliera Saint Trivier de Courtes à l’île Chambod, est porté par l’agglomération CA3B. La première partie, Attignat – Jayat, ouverte depuis cet été, donne toute satisfaction. Le tracé pour traverser Bourg est en phase de finalisation. L’entrée dans la ville est située à Majornas et la problématique est de rejoindre Bouvent, en utilisant le chemin des écoliers. La partie nord devrait démarrer dans les mois à venir. Ce ne sera pas forcément spectaculaire, mais bougrement utile et apprécié par les amoureux de la petite reine.



L’ancien camping municipal, lui, sortira de son long sommeil. Suite à l’appel d’offres, 4 opérateurs ont présenté un projet à la ville qui en a retenu un au final. Les premiers travaux d’aménagement, réseaux et voiries, débuteront théoriquement à la fin du deuxième semestre 2019. Ce dossier, comme le projet de lotissement Bouvent-Curtafray, autorisera la Ville à proposer une offre conséquente d'habitat individuel en accession à la propriété ou en location. Le nombre important de logements nouveaux pourra permettre à de nombreux habitants de s’éviter de longs déplacements boulot - dodo, si peu compatibles avec une gestion économique et écologique de leur vie. Du côté de Curtafray, près de 150 habitations devraient voir le jour à l'horizon 2023. Cette année, pas de chantier sérieux prévu pour les logements. Par contre, la construction de la salle familiale située entre la voie ferrée et le chemin de Curtafray a déjà commencé. Les merlons, ou buttes de terre, protégeant la future salle, sont en cours de réalisation. L’achèvement de la salle est programmé pour 2020.



Enfin, dernier "gros" dossier, le Saint Joseph et la Madeleine. L’ancien bâtiment Saint Joseph situé tout le long de l’avenue Alsace Lorraine en prolongement du nouveau palais de justice est voué à la démolition. Celle-ci devrait débuter en fin d’année 2019. Il sera remplacé par un imposant bâtiment qui ne souffrira pas de la comparaison avec son imposant voisin. Fini l’aspect lugubre et pénitentiaire du précédent, place au modernisme avec un immeuble recouvert d’une double peau métallique où l’on retrouvera boutiques, brasserie et terrasse en rez-de-chaussée et des espaces dits de co-working et de co-living en étages. A quelques mètres, dans le parc de la madeleine, ça va bouger côté boulevard Paul Bert. Dès septembre 2019 vont démarrer les travaux de démolition d’un bâtiment. Ensuite, il s’agira d’en réhabiliter d’autres qui serviront pour le centre de loisirs Chloé et pour le pôle d’accueil du Plateau. Côté voirie pure, seules les rues de Montholon et Montesquieu connaîtront, durant l’année 2019, des travaux importants de réfection, qui leur donneront un coup de jeune bienvenu.


Edito : In vino veritas

« Je ne crois pas que le vin soit un alcool comme les autres. » Et bien nous non plus ! Il faut l’avouer, nous voilà d’accord avec le gouvernement actuel. Du moins avec Didier Guillaume, Ministre de l'Agriculture. Alors que sa collègue, Agnès Buzyn défendait l’inverse il y a peu, jugeant le délicieux breuvage équivalent à la bière, -ça se discute-, à la vodka, -enfin !- ou pire, au whisky, -suffit de se rendre en Ecosse-, considérant « zéro différence », Didier Guillaume, lui, sur BFMTV venait à la rescousse des traditions bien françaises.



S’il est sûr qu’un Crozes-hermitage, un Chablis, un Saint-Amour, un Aloxe-Corton, et tant d’autres, sont des trésors du patrimoine, des douceurs sensationnelles, allez dire à des alcooliques que le vin, c’est pas pareil, à des parents d’enfants accidentés après une soirée alcoolisée, que le vin, lui, aurait évité le pire, à une femme enceinte qu’un Côtes-du-rhône mérite le risque fœtal…



Mais Didier Guillaume le sait, les jeunes, ils « boivent d’autres [breuvages], des mélanges, des mix, de l'alcool fort ». Question de génération alors. Peut-être, mais à l’époque on fumait dans la voiture, on buvait quelques verres mais on était en capacité de conduire et on ne mettait pas de capotes. Ah ! Les générations… Celle d’après est toujours pire. 


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