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En aparté avec... Katia Ryon


Katia Ryon, originaire de Bourg-en-Bresse et désormais habitante du pays de Gex est une maman célibataire. En plus de ce rôle parmi les plus merveilleux, elle est assistante de direction pour un groupe de grande distribution à Genève et depuis cet été, elle est également auteure. Rencontre avec une femme qui a su allier toutes ses passions, en totale collaboration avec son fils, Sacha.

«Si mon plat m’était conté» :

cuisine, poésie et complicité mère-fils



Katia Ryon est une maman comme les autres. Lorsque son fils a eu l’âge de manger comme un grand, elle a bataillé pour lui faire accepter les soupes et les légumes au détriment des frites. Mais Katia Ryon avait plus d’un tour dans son sac, et une imagination débordante. « Je suis créative. Quand Sacha a eu 3-4 ans, il a fallu être un peu innovante pour lui donner l’envie de manger de tout », explique-t-elle.



Alors, elle qui a toujours voulu jouer la carte du fait maison pour les repas de son petit, commence à décorer ses assiettes. La soupe possède alors des yeux grâce au courgettes découpées en rondelles, la salade forme la perruque, les haricots verts des pinces de crabe… « L’idée, c’était d’abord de présenter les légumes de façon originale. Un paquet cadeau, plus il est beau, plus on a hâte de savoir ce qu’il y a dedans. L’assiette, c’est pareil : plus c’est joli, plus ça donne envie de goûter ce qu’il y a à l’intérieur. Le soir, Sacha rentrait de la nounou, moi du travail, et la cuisine était vraiment notre lieu fétiche pour se retrouver. Nous passions des moments complices à déguiser les assiettes, c’était un rituel, si j’oubliais, il me rappelait à l’ordre ! », sourit-elle.




À l’époque, pour échanger avec sa famille et notamment avec son frère, lui aussi papa, elle prend en photo les assiettes déguisées de Sacha.



Aujourd’hui, Sacha a 7 ans et demi. Mais l’an dernier, en CP, il se rend compte des nombreux homonymes de la langue française. Là encore, sa maman, de nature littéraire, comédienne de la Compagnie Clavachka de Bourg-en-Bresse, où elle joue auprès de sa propre mère, n’est pas en reste. « Sacha s’étonnait de la même prononciation de vert, verre et vers. J’ai créé une histoire là-dessus. J’avais déjà en tête de mettre en place un parallèle entre l’assiette et la langue française. »



Puis, c’est la chance qui est de son côté. « Un éditeur a eu écho de mon projet. C’est lui qui m’a contacté. Le projet que j’avais depuis quatre ans s’est concrétisé en 4 mois », ajoute-elle. Cet été, à 1000 exemplaires, son livre est sorti : « Si mon plat m’était conté ».



Le bien manger et le bien parler



Dedans, une vingtaine de recettes. Pas tout à fait banales elles non plus. « Ce ne sont pas des recettes habituelles avec 20 grammes de sucre à ajouter à 20 de farine, mettre au four 30 minutes… », tranche Katia Ryon. Poésie du quotidien et amour des mots obligent : la recette est décrite tel un conte. « Le tout avec des rimes, des jeux de mots, de l’humour, de petits messages sur la vie et sur les émotions en général. C’est un petit cocktail de tout ça. Je pense aussi qu’au quotidien, la valeur des mots, c’est très important », résume l’auteure.

Un cocktail qu’elle présente désormais lors des salons du livre et auprès des écoles. Et qui rencontre son public, auprès des parents certes, mais aussi auprès des grands-parents et des nounous. « On éduque un enfant par la politesse, bien sûr. Mais aussi par le bien manger et le bien parler, ce livre est un lien entre les deux. On va permettre aux enfants de passer du temps en cuisine, ils adorent ça, ça éveille tous les sens, et pour un enfant, c’est l’idéal. Le livre peut aussi accompagner un enfant à la lecture du soir. ”Si mon plat m’était conté“ est fait pour les petits donc, mais aussi pour les grands car certains traits d’humour ne sont perceptibles que par les adultes », avoue Katia Ryon.



Avec une telle énergie, autant d’imagination et un petit garçon en pleine croissance, les ingrédients sont réunis pour un second ouvrage… « Tout le monde me pose cette question. Mais j’ai déjà du mal à réaliser la chance que j’ai eu d’avoir été éditée et l’ampleur que cela prend. Mais c’est vrai que, parfois, quand je pense à quelque chose, je le note dans mon téléphone en me disant que s’il y a un 2… »

À suivre donc. 



"On éduque un enfant par la politesse, bien sûr.
Mais aussi par le bien manger et le bien parler,

ce livre est un lien entre les deux"


Où trouver « Si mon plat m’était conté… »

À Bourg-en-Bresse : Chez Montbarbon, à la librairie-papeterie du Théâtre, au tabac-presse 12 avenue
A. Lorraine, chez Cultura, chez Thierry Moiroux

Dans le pays de Gex : Chez Augustine & Balthazar à Ferney-Voltaire.

Mais également sur Amazon - Prix : 18


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