L'Ainpact

Ensemble pour qu’Auxane rencontre le Père Noël en Laponie !


Visiter Disneyland, aller nager avec les dauphins, ou encore s’installer le temps d’une journée dans les cuisines de Georges Blanc, l’association « Rêves » exauce les désirs des enfants gravement malades. Mais quand Auxane, 4 ans et demi, originaire de Bey, près de Cormoranche-sur-Saône, émet la volonté de partir rencontrer le Père Noël en Laponie, c’est tout un territoire qui se mobilise. Explications.

Solidarité



Samedi 21 octobre. Ainterexpo de Bourg-en-Bresse. Devant près de 2500 personnes, Dalida Benaoudia est élue miss Rhône-Alpes devant un parterre de célébrités et autres figures locales. Une nouvelle aventure se joue pour la jeune femme. Mais à quelques pas, le destin d’une aussi jolie demoiselle se trame, celui d’Auxane. Car elle et sa famille sont venus soutenir l’une des candidates. « En arrivant, Auxane avait faim donc nous sommes allés à la buvette, j’ai vu des banderoles de l’association « Rêves », alors je leur ai posé des questions », explique Estelle Hyvernat-Marion, la maman d’Auxane.



Derrière le comptoir, il y a Véronique Combes. Bénévole en charge de la délégation de l’Ain de l’association qui réalise les rêves des enfants de 3 à 18 ans, très gravement malades, elle effectue ce soir-là une nouvelle collecte de fonds en tenant la buvette. Depuis 6 ans, elle s’est engagée corps et âme pour les enfants malades. « J’ai une enfant qui a eu une maladie, pas vitale, mais qui nous a demandé beaucoup d’énergie. Ensuite, j’ai voulu continuer cet engagement pour d’autres », révèle-t-elle. Son quotidien ? Organiser des manifestations pour récolter des fonds, sensibiliser le grand public à la cause des enfants, intervenir dans les collèges et lycées, gérer de gros événements pour l’association comme le trophée de golf de Bouvent en juin et la Seillonnaise en octobre, rechercher de sponsors, animer des journées récréatives avec les enfants en rémission… Suite à un accident de la vie, Véronique Combes a donc décidé de mettre toute son énergie au service des autres. Une démarche qu’elle considère comme un « privilège ».



Mieux, son travail de bénévole lui offre ce qu’elle nomme des « cadeaux de la vie ». En effet, elle a pu accompagner deux enfants dans la réalisation de leur rêve. « L’année dernière, j’étais partie en Sicile avec un petit garçon de 6 ans et demi et sa maman. Il voulait être vulcanologue donc nous sommes allés voir les volcans. Ce gamin est une petite boule de combativité, il est allé dans le dépassement pour découvrir l’Etna, Vulcano et Stromboli. Quand il est revenu, on s’est rendu compte qu’il fallait le réopérer de sa jambe, mais on lui a permis d’avoir une bouffée d’oxygène entre deux hospitalisations », détaille Véronique Combes. Puis, en mars dernier, elle aussi a testé ses limites. « Roxane, une jeune fille de tout juste 18 ans qui venait d’Alpes-Maritimes voulait littéralement se mettre la tête à l’envers à « Alton towers », un parc d’attractions situé en Angleterre, mais personne ne s’était proposé pour l’accompagner. Je suis malade dans les manèges, mais je voulais qu’elle accomplisse son rêve. Je lui ai dit que j’étais morte de trouille. Nous sommes parties 4 jours en intimité, on ne se connaissait pas, il se passe quelque chose, on devient confidente, on parle ou pas de la maladie car on laisse l’enfant choisir. On revient riche humainement de ces expériences, en immersion complète avec des gens qu’on ne connaît pas », continue la bénévole, émue.



Pourtant, elle connait la dure réalité de ses engagements. « On ne rentre pas dans une association pour pouvoir accompagner les rêves. Le but premier du bénévole est de pouvoir aller chercher des fonds pour ensuite réaliser des rêves. Nous avons malheureusement des cas où les enfants n’ont pas le temps de les réaliser. Il faut l’accord du corps médical, que l’enfant aille bien, il faut organiser… D’où l’importance de la réactivité et d’avoir des fonds constamment. On voit aussi la précarité des familles car quand on a un enfant gravement malade, derrière, il y a tous les déplacements, des parents qui perdent leur emploi… On se rend compte de la misère autour de nous qu’en étant en immersion. »



Une rencontre qui va tout changer



Alors, pour continuer d’apercevoir « la lueur dans les yeux d’un enfant », pour l’encourager à se « battre contre la maladie » et pour faire prendre conscience à tous que « la maladie n’est pas toujours guérissable avec un enfant ou un adulte de notre entourage », Véronique Combes et les 25 autres bénévoles de l’Ain multiplient les actions. 

C’est d’ailleurs pleine d’enthousiasme qu’elle se rend le 21 octobre à l’élection de miss Rhône-Alpes. Car grâce aux actions dans les établissements scolaires, la relève semble se construire. « On a des jeunes qui veulent s’investir, ça c’est chouette. Ils ont vu ce que c’était de tenir une buvette de 15 mètres avec 2500 personnes. Mais ils veulent revenir, juste pour donner », sourit-elle. Alors que ce sont généralement les centres hospitaliers qui mettent en relation les parents et l’association « Rêves », la faim d’Auxane a forcé le destin ce soir-là.



Âgée de 4 ans et demi, Auxane est atteinte d’un neuroblastome, un cancer tristement bien connu chez l’enfant. Mais surtout, Auxane a un rêve : rencontrer le Père Noël, chez lui, en Laponie. « Sa maman est venue nous voir avec Auxane dans ses bras. On l’a tout de suite prise en charge pour qu’elle télécharge le dossier. David était là, prenant un verre, il est venu poser des questions, et la magie a opéré, il a craqué immédiatement, il faut dire qu’Auxane a un sourire ravageur. Si moi j’appuie sur un bouton, lui, il appuie sur des gros buzzers ! », s’exclame Véronique Combes. « Il rigolait tout le temps avec elle, ils ont eu un coup de cœur. Il lui a proposé d’aller sur scène, il nous a ensuite amené au cocktail réservé aux miss et leurs familles pour que l’on puisse faire des photos avec Miss France et Sylvie Tellier », raconte Estelle Hyvernat-Marion.



Lui, c’est David Lacrépinière. Il est depuis devenu « la bonne étoile d’Auxane ou son ange-gardien, peu importe, une belle rencontre », confie la maman. Car s’il a un gros cœur, David Lacrépinière possède aussi un réseau personnel et professionnel important. « C’est grâce à mon parcours. Auparavant, j’étais agriculteur et j’avais pas mal de responsabilités dans ce milieu, à côté, je faisais de la politique et c’est aussi grâce à mon métier à la direction de la communication du Conseil départemental. J’ai arrêté la politique et je trouve plus sage d’utiliser ce réseau pour une cause comme celle-ci. J’ai surtout la chance d’avoir beaucoup d’amis qui me suivent et qui ont un gros cœur », sourit ce dernier. « Un enfant, c’est innocent, il n’y a pas de jeu. J’ai déjà côtoyé des enfants malades au Centre Léon-Bérard de Lyon, mais Auxane est particulière, elle est impressionnante, elle est câline, elle est tendre, il y a vraiment un bon feeling. Il y a un truc, je ne sais pas quoi, je ne l’explique pas moi-même, elle est exceptionnelle cette gamine ! »



« Ça se fera ! »



Alors qu’une grande chaîne humaine se met en place, que les associations comme « Sourire d’enfant » et « Marabout de ficelle » ont également pris en compte les besoins d’Auxane, l’association « Rêves » a confirmé sa prise en charge du voyage vers la Laponie, sous réserve d’accord médical. Seul hic : « L’association Rêves prend en charge, équitablement sur chaque dossier, un parent, un accompagnateur, et l’enfant. Les voyages sont un coût et on ne peut pas prendre toute la famille », explique Véronique Combes.



Mais si les parents avaient abandonné l’idée de partir en Laponie, à cause de l’aspect financier, soit environ 1500€ par personne, les voilà reboostés par l’engouement crée par David Lacrépinière. « Nous nous sommes toujours dit que nous partirions à quatre avec sa petite sœur, Elouane, qui a deux ans. Je ne réserve rien tant que l’on a pas tous les fonds, mais même si on met 6 mois de plus, on partira à quatre avec tout ce que David a mis en place, on y croit… », tranche la jeune femme.



Et ce n’est rien de le dire. Car l’homme est un excessif selon ses dires. Pour le coup, une qualité quand on résume la liste des événements qu’il a créé en peu de temps (voir p3). Son objectif : collecter la somme nécessaire au voyage de toute la famille mais aussi « aider les parents et la petite sœur d’Auxane, Elouane, qu’il ne faut pas oublier, penser à des choses pour qu’ils puissent oublier un peu la maladie de leur petite ». Après un premier chèque de 340 € récolté grâce aux pompiers d’Izernore, des dons de particuliers, d’entreprises ou encore d’écurie de Rallye auto, comme la sienne, « Team Bugey 01 », voilà qu’il collabore à une cuvée spéciale Auxane. « On crée cela avec Éric Angelot, viticulteur et président du syndicat des vins du Bugey. On aura une palette, soit 360 bouteilles de pinot noir du Bugey 2014, on imprime les étiquettes et on souhaite les vendre en gardant le bénéfice pour le rêve », dévoile-t-il.



Un rêve qui, peu à peu, devient réalité. « Grave ! On ne va pas mettre dix ans, moi quand j’ai quelque chose en tête, je suis à 200 % donc sauf avis médical, ça se fera ! », décide David Lacrépinière. Une résolution qui oblige Auxane à faire sa liste au Père Noël, et ce, depuis l’hôpital. « On soufflait et là elle a été de nouveau hospitalisée, il faut s’organiser, son papa travaille, il faut faire garder sa petite sœur, il faut gérer l’engouement… Mais elle, elle est très contente d’être à l’hôpital, elle nous réclamait d’y retourner. Elle a l’habitude, elle connait le personnel, on s’occupe d’elle, elle est un peu chez elle ici. Elle dit que c’est la « maisonpital », ce n’est pas pour rien. On y a passé du temps ici », explique sa maman.



Jeune demoiselle très curieuse, s’intéressant à tout, Auxane pose désormais énormément de questions sur le Père Noël, et même si sa maman rivalise d’imagination, le meilleur moyen d’y répondre et d’aller à la rencontre du fascinant vieillard barbu.



Pour suivre quotidiennement les événements autour du rêve d’Auxane, rendez-vous sur sa page Facebook : « Auxane, son combat pour la vie »



Comment participer au rêve d’Auxane ?



– D’abord, en participant à l’un de ces événements « Pour le rêve d’Auxane » : 

• 18 novembre dès 20 heures, soirée Beaujolais nouveau (avec concerts et soupe à l’oignon) à l’Auberge du col de Matafelon-Granges où une tombola sera organisée pour Auxane

• 18 novembre dès 22 heures 30 au club discothèque la Cave à Zik à Bolozon 

• 26 novembre à Dagneux pour l’élection Miss Prestige

• 16 décembre, de 9 à 12 heures, vente de gâteaux et autres confiseries avec Groupama à la caisse locale de Montréal-la-Cluse



En projet : 

• La boule de la Bresse, le 25 novembre

• Visite et démonstration de véhicule à la caserne des Pompiers de Montrevel-en-Bresse, courant novembre

• Lancement de la cuvée « Auxane » au Millésime café, fin novembre ou début décembre

• Coup d’envoi du match FBBP 01 – Us Orléans le 28 novembre



– Faire un don à l’association « Marabout de ficelle » située à Le Bourg - 42 220 Graixou ou dans les urnes lors des événements ci-dessus. 

– Participer à la collecte de bouchons en plastique qui a débuté à l’office de tourisme de Belley et qui désormais s’étend aux agences Groupama de Montréal-la-Cluse, Oyonnax et Bellegarde-sur-Valserine. Et bientôt dans d’autres offices de tourisme et à la Chambre d’agriculture de Bourg-en-Bresse.


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