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Et si on fêtait Halloween ?


Fêtée comme il se doit en Irlande, au Canada, en Nouvelle-Zélande, en Grande-Bretagne et, évidemment, aux États-Unis, la fête d’Halloween est parfois boudée en France. Accusée d’objectifs purement commerciaux, elle reste malgré tout la 3ème fête la plus populaire, après Noël et le jour de l’An. Des enfants qui se déguisent et partent à la rencontre des voisins, des vampires, fantômes, sorcières et monstres dans les rues, des excuses idéales à la consommation de bonbons, des lectures de contes glaçants, le visionnage de films d’horreur… Et si on arrêtait de bouder Halloween, lueur de convivialité de l’automne pour patienter avant Noël ?

Les contes les plus terrifiants



Fantômes effrayants, grenouilles peu ragoûtantes, vampires mystérieux et bien sûr sorcières hideuses, Halloween est l’occasion de laisser libre cours à une imagination redoutable. Et quoi de mieux que les contes et légendes traditionnels pour une soirée aux frissons garantis ?



Pour les plus petits, toujours curieux et souvent heureux de passer un moment avec leurs parents, rien de tel qu’une lecture au fond du canapé. De « La vengeance des courges » à « Jack et la citrouille» en passant par « La petite fille et la sorcière », il existe bon nombre de récits fantastiques adaptés à tous les âges. En cas de manque d’inspiration, on vous conseille le site web : www.iletaitunehistoire.com,la rubrique « Contes et légendes» devrait faire l’affaire.



Pour les plus grands, rien de tel qu’un concours d’histoires effrayantes pour passer une bonne soirée. Le plus créatif devra être récompensé ! Pour les moins inspirés, rien de tel qu’une version adaptée de la Dame blanche, tantôt maléfique, tantôt inoffensive ou d’une version enrichie de la légende des prisonniers d’Alcatraz dont des photos de leur fantôme sont disponibles sur le web. Évidemment, pour les plus téméraires, il s’agira d’expérimenter la malédiction « Bloody Mary », également connue grâce au film « Candyman ». L’idée ? Invoquer le fantôme dans un miroir selon un rituel ésotérique.



Une petite légende urbaine pour la route ? Une étudiante fait du baby-sitting chez un couple absent. L’enfant dort. Le téléphone sonne. À l’autre bout du fil, un homme la prévient : si elle ne quitte pas la maison, il la tuera. Quelques instants plus tard, le même appel, le même message. Inquiète de ces appels anonymes, elle contacte la police qui lui demande de retenir plus longtemps la voix pour la localiser. Chose faite dès l’appel suivant, que l’homme prévient être l’ultime.



La police parvient à localiser l’appel et en informe la jeune fille : il provient de la seconde ligne de la maison, située au deuxième étage. L’assassin est déjà là...



Aux origines d’Halloween



Américaine ou celtique ? Païenne ou chrétienne ? Commerciale ou traditionnelle ? La fête d’Halloween pose toujours quelques questions. Il suffit de se pencher sur ses origines pour en comprendre quelques codes. Et celles-ci pourraient remonter à 4000 ans avant l’ère chrétienne !



Car Halloween est avant tout une fête celtique, une version développée de la fête païenne de Samain, célébrée comme une fête du nouvel an. Ainsi, ses racines font d’Halloween une fête très populaire en Irlande, en Écosse et au Pays de Galles. Pas étonnant donc que le fameux « Jack-o'-lantern », citrouille grimaçante et vidée pour accueillir une bougie, soit directement issu d’une légende irlandaise, que les épouvantails symbolisent encore les origines agricoles de la fête, que les déguisements soient représentés, ils permettaient aux villageois de tromper les esprits errants cette nuit-là… C’est d’ailleurs de la tradition celtique de faire offrande de friandises et d’aliments, que les enfants peuvent aujourd’hui crier aux portes : « Les bonbons ou la vie ! »



Les fêtes de Samain se christianisent au VIIIe siècle, lorsque que l'église catholique décide de déplacer la fête de la Toussaint, fêtée jusqu'alors après Pâques ou après la Pentecôte, au 1er novembre. Peu à peu, les fêtes de Samain deviennent Halloween, contraction de l'anglais « All Hallows-Even », soit « la veillée de la Toussaint ».

Au 19e siècle, la Grande famine qui touche l’Irlande poussent ses habitants à émigrer aux États-Unis et au Canada. Dans leurs valises, la tradition d’Halloween. Les américains sont enchantés, ils popularisent mondialement la fête du 31 octobre.



Aux origines celtiques, reprises par le catholicisme et développées aux États-Unis, Halloween, c’est tout cela à la fois.



Où fêter dignement Halloween ?



La planète regorge de lieux terrifiants. Pour fêter Halloween, certains ont la côte plus que d’autres. À commencer par le château de Vlad l’empaleur ! Au beau milieu des brumes de la Transylvanie se dresse la demeure de celui qui a inspiré le personnage de Dracula. On peut même y dormir.



Sueurs froides toujours, à la Barbade, se trouve le caveau de la famille Chase. Depuis le 19e, à chaque ouverture de ce dernier, les cercueils de plomb ont changé de place. L’occasion d’une petite visite effrayante, le tout au beau milieu des Caraïbes… Chaleur et frayeur toujours, la fête des morts au Mexique, quoique différente d’Halloween, semble de plus en plus s’en inspirer, la festivité et la tradition mexicaine en plus !



Aux États-Unis, Halloween est une institution. Pour les amateurs de chair de poule, dans la ville de Salem, c’est Halloween tous les jours. Connue pour des procès en sorcellerie dans les années 60, la petite ville accueille musées et magasins ésotériques mais aussi un festival des morts à la fin octobre. Au pays de l’Oncle Sam, Halloween se fête partout, mais c’est à la Nouvelle-Orléans que les habitants jouent plus le jeu du déguisement, et à New-York que les réjouissances sont les plus nombreuses. La parade d’Halloween sur la 6ème avenue mérite d’être admirée au moins une fois dans sa vie !



Enfin, classiques du genre et nécessitant moins de trajet, les cimetières devraient recevoir leur lot de curieux. L’occasion de visiter le célèbre cimetière parisien du Père Lachaise et ses illustres fantômes comme Édith Piaf, Marcel Proust, Molière, Alfred de Musset, Jim Morrison…



Les films du 31 octobre



Pour les enfants



« Hôtel Transylvanie », car le 1er et le 2nd volet prouvent que les vampires sont autant effrayants que sympathiques et drôles, mais aussi pour être à jour lors de la prochaine sortie du troisième opus en juillet prochain.



« Coraline », car le réalisateur de « L’étrange Noël de Monsieur Jack » est le maître du film d’Halloween pour la famille.



Pour les adolescents



«Miss Peregrine et les Enfants particuliers», parce que Tim Burton. Quoi d’autre ?



Pour les nostalgiques



« Les Gremlins » et « SOS Fantômes », car ils sont le reflet de la culture cinématographique des années 80.

« Les griffes de la nuit », « Vendredi 13 » et « Halloween », car Freddy Krueger, Jason Voorhees et Michael Myers hantent toujours les nuits des trentenaires, quarantenaires, cinquantenaires…



Pour les téméraires



« La colline a des yeux », car Wes Craven est le maître de l’horreur.



« Paranormal Activity » et « The Conjuring : Les Dossiers Warren », pour avoir peur même au fond de son lit.



« Shining », car même si le film a vieilli, Jack Nicholson est terriblement bluffant.



Le saviez-vous ?



Les américains dépensent environ 7 milliards de dollars pour Halloween. Il faut dire que plus de trois sont réservés aux costumes, dont même les animaux de compagnie sont affublés, et que le prix des bonbons augmente chaque année quelques jours avant l’événement. Un véritable business.



Envie de croiser une vraie sorcière ? Un peu d’organisation et c’est possible. Selon la légende, il suffit de porter ses vêtements à l’envers, de marcher à reculons, le soir d’Halloween, et la sorcière apparaitra à minuit pile !

Peur d’avoir peur ? Il existe un mot pour désigner la phobie d’Halloween : la samhainophobie, tiré de sa ville d’origine, Samhain.



En revanche, il ne faudra pas être arachnophobe car la légende veut que si une araignée vous rend visite le soir du 31 octobre, il s’agit de l’esprit d’un être cher parti trop tôt. A contrario, le hibou n’est pas bon signe pour Halloween. Selon de vieilles croyances, ce sont des sorcières réincarnées et leur hululement signifie la mort imminente de quelqu’un.



Toutes les fêtes sont alimentées par des anecdotes véritables. Pour Halloween, on pense à la mort de l’un des plus grands illusionnistes. Magicien mystérieux, Harry Houdini mourut le soir d’Halloween en 1926, des suites d’un coup de poing dans l’estomac.



En Chine, on célèbre la Fête des lanternes, « Teng Chieh ». Des dragons et autres animaux en forme de lanterne sont accrochés aux façades des maisons afin de guider les esprits. De l’eau et de la nourriture sont également déposés pour les aïeuls décédés, supposés revenir ce soir-là.


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