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Festivités du 14 juillet Plein phare sur les feux d’artifice !


Mêlant ciel, terre et feu aussi bien qu’odorat, vue et ouïe, le feu d’artifice est devenu une institution lors de la fête nationale. Qui imagine un 14 juillet sans bal des pompiers, sans défilé militaire et, pire : sans un spectacle pyrotechnique ? Personne. Retour sur une technique venue de Chine et dont les français raffolent.

Un peu de potassium pour le violet, du sodium pour le jaune, un zeste de cuivre pour le bleu, du baryum pour le vert… Avant de faire briller les yeux et de laisser rêver les esprits, les feux d’artifice sont le résultat d’une alchimie précise. En effet, ce procédé pyrotechnique a vocation à produire son, lumière et fumée. Grâce au talent des divers alchimistes et pyrotechniciens à travers les siècles, il est devenu un spectacle incontournable des fêtes populaires. Pourtant ses origines restent floues.



En effet, développés à partir de la poudre noire, les feux d'artifice sont originaires de Chine où une recette datant de 1044 associe soufre, salpêtre, et autres sels pouvant prendre feu et être lancé depuis des catapultes.



Deux siècles plus tard, Marco Polo ramène dans sa besace chinoise cette fameuse poudre noire en Europe. Dès 1235, Roger Bacon, un philosophe et alchimiste anglais va alors l’étudier. Il met à jour les proportions menant à la recette de la poudre à canon et que son confinement est le secret de l’explosion violente des feux d’artifice. La poudre noire va alors faire autant le succès des guerres que des fêtes.



Un mariage aux 130 morts



En 1487 a lieu le premier spectacle pyrotechnique européen à l’occasion du couronnement d'Élisabeth d'York, en Angleterre. C’est le début d’une grande histoire entre les monarques et les feux d’artifice. En 1572, ils sont tirés devant Elizabeth I. En France, le premier semble avoir été organisé en 1606, à l'occasion du baptême du futur Louis XIII, par le duc de Sully devant plus de 10 000 personnes rassemblées sur une plaine à Fontainebleau.



Les feux d’artifice deviennent alors le spectacle par excellence pour un mariage, qui plus est royal. En 1615, on en tire un place des Vosges à Paris pour celui d’Anne d’Autriche et Louis XIII. Les jardins de Versailles connaitront eux aussi moult fééries pyrotechniques sous Louis XIV.



Mais leur développement va engendrer bon nombre d’accidents. Le plus notable reste l’embrasement produit lors du mariage du futur Louis XVI avec la jeune Marie-Antoinette d'Autriche le 16 mai 1770. Le feu d’artifice se transforme en incendie, provoque une panique dans la foule réunie et fait plus de 130 morts. Pourtant le XVIIIe siècle sera le siècle des Lumières, aussi bien grâce aux philosophes européens qu’aux fêtes pyrotechniques de la monarchie.



Ensuite, jugés onéreux, les feux d’artifice sont considérés comme un privilège de la bourgeoisie, trop représentatifs de la monarchie que l’on renie. Il faudra attendre le Second Empire et l'apparition de la chimie moderne pour que les français s’attachent de nouveau à ces derniers. Avec ses feux de Bengale et son décret officiel pour faire du 14 juillet la date de la fête nationale, la IIIe République rend les feux d’artifice plus accessibles. Ils redeviennent alors une institution festive à la française.



Les plus beaux feux d’artifice du 14 juillet



1. Carcassonne

C’est sans conteste le plus beau de France, et ce, depuis 1898. Le célèbre « Embrasement de la Cité » de Carcassonne et son magnifique feu d'artifice en mettent plein la vue, tous les 14 juillet à 22h30 précises, à plus de 500 000 personnes. Près des remparts, en ville, sur l’aire d’autoroute et son fameux panorama sur la cité médiévale, dans les vignes, ou encore sur les télévisions du monde entier, les 30 minutes de spectacle promettent couleurs vives et émotions fortes, le tout scénarisé par les meilleurs artificiers au monde. L'action est à la fois dans le ciel mais aussi le long des 600 mètres de remparts de la cité médiévale.



2. Paris

Chaque année, le 14 juillet, la vieille Dame de Fer s’enflamme, pour le plus grand plaisir des parisiens et des touristes sur place. Si la plupart se masse sur le Champs de Mars, où trouver une place une fois 20 heures passés se complique, bon nombre de lieux comme Montmartre ou la tour Montparnasse, permettent d’apprécier le spectacle offert par les meilleurs professionnels pyrotechniques du pays. Pour les plus ponctuels, le feu d’artifice de la tour Eiffel est traditionnellement précédé du fameux concert de l’Orchestre national de France et du Chœur et la Maîtrise de Radio France.



3. Lyon

Quand on se surnomme la Ville des Lumières, on se doit d’avoir un feu d’artifice à la hauteur de sa renommée. Tiré depuis les hauteurs de Fourvière, il s’annonce, cette année encore, spectaculaire. Mais en plus du plaisir des yeux, les quais de Saône proposeront trois bals populaires, de 21 heures à minuit, entre les ponts Maréchal Juin et Bonaparte. Entre reprises de Stevie Wonder, salsa et jazz des années 40 et 50, chaque bal aura sa propre ambiance.



4. Annecy

À la nuit tombée, les eaux d’Annecy s’illuminent. Le feu d’artifice de la ville promet des fééries tant dans le ciel que sur son lac. Un spectacle magnifique qui sera précédé d’animations (maquillage, manège traditionnel, waterball, théâtre de Guignol, lego géants, ateliers, structures gonflables, trampolines, animations pour enfants, ballons bleu-blanc-rouge) près du canal du Vassé. Après le spectacle pyrotechnique, un bal populaire clôturera la soirée jusqu’à 1 heure du matin. Une soirée pleine de promesses, en préambule aux fêtes du lac programmées le samedi 3 août et placées sous le signe du rêve. Avec le projet artistique « Rêver le ciel », un spectacle inédit de 70 minutes conjuguant pyrotechnie, effets de lumières et sonores, façade de jets d’eau et machine scénique devrait en charmer plus d’un.



5. Étretat

C’est souvent l’un des plus longs du pays. Avec près d’une heure de belles rouges, de belles bleues, et de belles vertes, le feu d’artifice d’Étretat est aussi majestueux par le show pyrotechnique que par son décor. En effet, imaginez l’aiguille d’Étretat et la mer qui l’entoure s’illuminer aux couleurs du feu d’artifice, le tout, assis dans le sable. Entre retraite au flambeaux et pique-nique sur la plage, pour patienter avant le lancement des festivités, les spectateurs ont un choix cornélien à effectuer.


Le haut-bugey : save the date

• DORTAN : Dimanche 14 juillet à 22h30  

• NURIEUX-VOLOGNAT : Samedi 13 juillet à partir de 18h30

• OYONNAX : Dimanche 14 juillet Parc René Nicod de 11h à 17h - Centre Culturel à partir de 19h

• SAINT-CLAUDE : Samedi 13 juillet à partir de 20h30

• THOIRETTE : Samedi 13 juillet à partir de 19h30


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