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Honda NSX : l'avion de chasse nippon

  • Portée par trois moteurs électriques et un V6 de 507 ch, la Honda NSX impose un style et un parti pris technologiques qui ne saurait laisser indifférent, comme son illustre aïeule de 1990.
  • Portée par trois moteurs électriques et un V6 de 507 ch, la Honda NSX impose un style et un parti pris technologiques qui ne saurait laisser indifférent, comme son illustre aïeule de 1990.
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Le Japon est un immense producteur de voitures de sport mythiques. De très nombreux modèles ont en effet marqué l'histoire depuis que la firme de Soichiro Honda a lancé la S500 en 1963. Mais aucun d'entre eux n'a eu une aussi grande aura mondiale que la Honda NSX, dont la nouvelle génération trônera à Francfort.

Conçue en plein milieu de l'âge d'or des constructeurs japonais au milieu des années 80, la « New Sportscar eXperimental » (NSX) s'est tout simplement inspirée des avions de chasse F-16 pour coiffer au poteau la Ferrari 348. À l'époque, c'est Ayrton Senna, alors pilote pour Honda en Formule 1, qui a mis de sa personne pour concevoir le châssis de la bête. Lors de son arrivée sur le marché occidental en 1990, les choix judicieux et innovants des matériaux et de l'ingénierie ont fait de cette NSX la pionnière d'un autre monde technologique, tout en offrant un rapport dotation/prix sans concurrent sur les terres de l'Ouest. Mais il y a un revers à réaliser de telles prouesses : il est difficile, par la suite, de les égaler et de maintenir une telle distance avec les autres productions. D'ailleurs, depuis, Honda n'a pas réussi à faire aussi bien. Une descendante était bien prévue en 2010, portée par un bloc V10, mais la crise économique mondiale est passée par là et Honda a non seulement arrêté le projet, mais s'est aussi retiré de la F1.

Retour de flamme

À en croire tous les indicateurs mondiaux, l'industrie automobile se porte à nouveau très bien et peut se remettre à produire des véhicules d'exception. La NSX renaît ainsi de ses illustres cendres en gardant la grande ligne directrice qui a fait sa légende : être une voiture conçue avec un assemblage de techniques et de matériaux uniques dans le « vieux monde ». Pour ce faire, Honda a choisi d'être en parfait accord avec les attentes du temps. La nouvelle NSX est ainsi portée par un système hybride, finalement assez proche de la McLaren P1, intégrant un inédit V6 twin-turbo de 3,5 l et développant 507 ch et 550 Nm de couple. Celui-ci est placé juste derrière le cockpit et s'associe à un moteur électrique de 49 ch qui intervient dans les phases de démarrage et d'accélération pour réduire la note consommation/émissions tout en donnant un surplus de puissance. L'ensemble marche de concert avec une boîte double embrayage à… neuf rapports !
Si Honda s'était arrêté là, rien n'aurait été vraiment époustouflant dans cette Honda NSX. Mais ce n'est pas tout ! Pour atteindre les 308 km/h annoncés sur la fiche constructeur tout en conservant une motricité parfaite, les deux roues avant bénéficient aussi, chacune, d'un petit moteur électrique de 37 ch, portant ainsi la puissance finale à 626 ch pour un poids de 1 776 kg. Autant dire que ça pousse fort, très fort, car même si le poids est un peu élevé en raison des batteries, l'aérodynamisme a été extraordinairement travaillé. Non, ce style ultra-agressif et terriblement séduisant, quelque part entre une McLaren et une Ferrari de 2030, n'est pas qu'un simple délire de designer ! Les nombreux appendices qui marquent les lignes torturées, comme ces impressionnantes entrées d'air latérales grillagées qui redistribuent le flux vers le moteur, servent à river la voiture au bitume.
De fait, la NSX est aussi à l'aise sur la Croisette que sur circuit. En mode apaisé, le V6 ronronne… et s'éteint, laissant le moteur électrique officier sans aucun bruit. Le tout s'élance avec fluidité et souplesse, offrant l'agrément incomparable de l'électricité opérer. Deux coups de molette à droite sur la commande des modes et l'on passe en Sport+. La bête se réveille alors, la direction se tend et l'amortissement se raffermit. Les 100 km/h sont atteints en 3 s, dans une accélération à couper le souffle. Le choix de la super-hybridation est assurément porteur et confirmera qu'électricité et sportivité font très bon ménage. Bluffé par les performances, on regrettera simplement la sagesse de l'intérieur qui, tout en étant parfaitement fini, assemblé et doté technologiquement pour un véhicule à plus de 190 000 €, ne crée pas le même émerveillement que la prouesse mécanique. Il suffit toutefois de remettre le moteur en route pour reprendre une bonne dose d'émotions.

Fiche technique

Dimensions : 4,49 x 1,94 x 1,20
Moteurs : essence V6 bi-turbo + trois blocs électriques
Cylindrée : 3 493 cm3
Puissance : 507 + 45 + 37 + 37 ch (626 ch)
Couple : 645 Nm
0 à 100 km/h : 3 s
Vitesse max. : 308 km/h
Volume du coffre : 110 l
Consommation mixte : 10l/100 km
Émissions de CO2 : 228g/km
Malus : 10 000 €
Prix : à partir de 192 500 €


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