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Justine Meudre, coordinatrice de la Plateforme Sport Santé : « le dispositif est encore largement méconnu »


Il en était question depuis si longtemps. La loi de modernisation du système de santé de janvier 2016 a enfin officialisé la possibilité, pour les médecins généralistes, de prescrire une activité physique aux personnes souffrant d’une affection de longue durée ou d’une maladie chronique non transmissible. Dans l’Ain, la plateforme Sport Santé est portée par l’Association Ain Profession Sport et Culture.

Quelle est la mission de la plateforme ?



La plateforme a pour objectif de promouvoir et développer la pratique sportive comme facteur de santé publique. Elle vise donc à faciliter la reprise et le maintien d’activités physiques des personnes éloignées de la pratique sportive ou éprouvant des difficultés de santé, et ceci grâce à l’encadrement d’éducateurs sportifs qualifiés. La plateforme a été initiée en 2014 par l’Agence Régionale de Santé (ARS) et la Direction Départementale de la Cohésion Sociale (DDCS).



Comment cela fonctionne ?



Concrètement, après le premier entretien téléphonique, la personne est reçue par un de nos 2 conseillers techniques, Chloé Royet ou Hugo Cerda, pour un bilan complet avec tests physiques et entretien motivationnel. Le but est de faire émerger les freins existants. Le conseiller formule des propositions quant à l’activité proposée et le lieu de pratique selon différents types d’ateliers. Les ateliers passerelles sont adaptés pour les personnes les plus éloignées de la pratique sportive. Les activités peuvent être variées, mais on retrouve principalement la marche, l’aquagym, et la gym douce. Pour cette dernière, on s’appuie beaucoup sur les plateaux techniques hospitaliers, comme à Bourg, Belley et Hauteville. En deuxième niveau, les ateliers sport santé s’effectuent dans des clubs volontaires qui ont des pratiques adaptées à ce public. Le 3ème niveau correspond à la pratique sportive de loisir hors compétition. Un bilan est effectué régulièrement pour chacune des personnes.



Cela concerne combien de personnes ?



Chaque année, environ 250 personnes. Depuis la création, les différents ateliers ont accueilli près de 1 200 personnes. Le suivi moyen varie de 18 à 24 mois. Il arrive que des personnes ayant arrêté le processus pour x raisons nous rappellent pour une reprise de l’activité.



Pour quel coût ?



Ce n’est pas gratuit. On lève les freins financiers si besoin grâce à une politique tarifaire basée sur le revenu fiscal de référence. On travaille aussi avec les associations pour la mise en place de tarifs préférentiels. Pour donner un ordre d’idée, un atelier terrestre, hors piscine, revient à 140€ l’année pour une pratique continue. Pour la piscine, le tarif varie de 3 à 7€ par séance. Le but étant de rendre les personnes autonomes, il faut qu’elles soient capables de prendre en charge l’aspect financier lorsqu’elles continuent l’activité après la fin du processus. On espère que la loi va évoluer vers une prise en charge partielle par la CPAM, notamment pour les personnes en affection de longue durée.



Un dernier mot. Les médecins jouent le jeu ?



Pas tous, ceux qui y croient. D’autres sont plus frileux. Ils ont peut-être peur du dispositif car il engage aussi leur responsabilité dès lors qu’il y a prescription. On regrette aussi que la CPAM ne soit pas dans notre boucle de référents comme l’ARS, la DDCS, et la Région AURA pour les Dispositifs d’Accompagnement vers la Pratique d’Activités Physiques (DAPAP). La CPAM pourrait être plus incitatrice vis-à-vis des médecins.



Contact : Plateforme Sport Santé – ZA de Domagne à Ceyzériat – Tél : 04 28 000 110


Michel Badet, nouveau président d’Ain Profession Sport et Culture

La semaine dernière, le C.A. de l’association APSC a élu un nouveau président, Michel Badet,  qui succède ainsi à François Fournier. En 2018, APSC, qui agit en tant que groupement d’employeurs, a salarié 304 éducateurs et animateurs, mis à disposition de 162 structures utilisatrices. Cela représente 23 équivalents temps plein.



8 personnes travaillent au siège à Ceyzériat. Le service paie a édité 4 720 feuilles de salaire pour 184 associations utilisatrices. APSC, outre l’accueil de la plateforme Sport Santé, est labellisée Centre de Ressources et d’Information des Bénévoles (CRIB).


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