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La fraternelle Concert Duo Castiello et Aälma Dili

  • Amalia Dili et François Castiello.
  • Amalia Dili et François Castiello.
  • Le père et le fils Castiello 
seuls sur la scène
  • Le public s’est levé et danse
«Balkan Power Musika» et «Transes Napolitaines»

Une belle affluence des grands jours, plutôt des grands soirs, avec 180 spectateurs pour une musique authentique, chaleureuse et intergénérationnelle dans ce dernier concert de l’année 2018 à la Fraternelle. Il ne fallait pas être en retard, pour avoir une place dans la salle mythique, pour un vrai moment de partage entre les artistes et le public. Tout d’abord, en première partie, les deux Castiello, avec Emilio le fils au violon et François le père à l’accordéon. Ce dernier, accordéoniste-chanteur, fort d’une carrière de plus de 40 années de musique à travers les styles et les époques, notamment 30 ans avec le groupe Bratsch et maintenant avec le groupe Lalala Napoli, qui s’était produit déjà en 2017 à la Fraternelle dans un concert déjà endiablé. Il sait faire parler son accordéon et chanter sa voix pour raconter ses voyages et ses rencontres les plus insolites. Le fils, un coup au violon, une autre fois à la mandoline, piste les indiens et traque les cowboys afin de partager par la suite ses découvertes. Entre Naples et les Balkans, improvisation et spontanéité ne sont jamais loin, François et Emilio Castiello proposent un univers intergénérationnel nourri des nombreuses années passées ensemble, une véritable symbiose se crée entre les deux musiciens. Parfois, c’est le père qui donne le tempo, et parfois c’est le fiston qui prend le relais, et qui s’émancipe. Il s’agit d’airs jazzy, de ritournelles, de tarentelles, de mélodies napolitaines, de sérénades, ou tout simplement « de morceaux faits main », qui s’extirpent de l’accordéon persifleur du père et du violon envoûtant du fils. Une première partie de concert avec la banane !



Après un court intermède, la scène accueille les 4 membres d’Aâlma Dili, le second groupe à l’affiche. Ces quatre cow-boys intrépides de la banlieue parisienne se sont rencontrés et reconnus sur les bancs de l’école buissonnière. Ces quatre-là font la paire, dans une musique, qui leur colle viscéralement à la peau, et qui, à l’inverse de leur personnage, n’est pas du tout sérieuse. Les quatre musiciens du groupe, dans une harmonie impeccable, enchaînent les ritournelles avec entrain. Parfois même, on se serait cru dans des films d’Emir Kusturica, avec sa musique revancharde au son des deux violons fous.



La langue italienne et surtout napolitaine colorée et acidulée à souhait incite le public à la danse, ce qu’il ne se prive pas de faire dans cette salle mythique de la Fra.



Liés par une amitié indéfectible, Emilio Castiello (violon), Clément Oury (violon), Johnny Montreuil (contrebasse), et Benoit Vincent (guitare), emmènent le public dans leur univers aux délires romanesques. Pour le dernier rappel, c’est François Castiello qui remonte sur le ring et joue un dernier morceau  en compagnie des 4 jeunes, dont son fils, avec une belle émotion.



Le public enthousiaste et chaleureux assiste au tout dernier concert de l’année 2018, qui a fait plus que le plein pour cette soirée populaire. Il est à noter que ces deux spectacles ont été suivis par bon nombre d’habitués du lieu, mais pas que! Il y avait  aussi de nombreuses têtes nouvelles, en ces vacances de Noël, venues du Haut Jura et d’ailleurs, de la vallée et aussi d’Oyonnax, et mêmes quelques amis suisses.



La musique est bien l’art des sons… Une fois de plus le plein d’émotions à la Frat’ Eternelle !


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