L'Ainpact

Le quotidien d’un(e) serveur(se)


« Chaud devant, chaud ! ». Un(e) serveur(se) n’arrête pas et virevolte d’une table à l’autre avec dextérité. Mobilité et variété garanties, ce sont les avantages de cette profession qui ne connaît pas le chômage !

Dresser le couvert, installer les clients, prendre la commande et assurer le service en faisant la navette de la salle à la cuisine. Ne pas oublier le sel, le poivre, le pain, la mayonnaise et le tabasco pour le steak tartare. Courir un peu, beaucoup. Et sourire, toujours. Dialoguer avec les clients, blaguer un peu quand on a l’envie et le temps. Peu importe la fatigue ou les problèmes personnels, un(e) serveur(se) porte le masque de la bonne humeur qu’il/elle n’enlève qu’à la fin de la journée. Être serveur(se), c’est s’oublier dans le souci de l’autre. Une fois le repas terminé, il faut apporter la note, encaisser la facture, et recommencer. Même si ses gestes peuvent paraître répétitifs, l’intérêt de son métier réside à la fois dans les techniques de service que dans la relation avec la clientèle.



Une organisation militaire



Dans les restaurants de taille importante ou de standing, un(e) serveur(se) est sous les ordres d’un chef de rang, lui-même sous l’autorité d’un maître d’hôtel. Le commis de salle, lui, assure la « mise en place ». Dans les restaurants plus modestes, le serveur est responsable de quelques tables ou toute la salle. À ce titre, il veille à ce que rien ne manque et la satisfaction des clients repose sur ses épaules. Enfin, tel un ambassadeur du café/restaurant, il peut conseiller les clients mais aussi leur suggérer des plats à commander. Le CAP Restaurant ou le Bac pro Commercialisation et services en restauration sont les diplômes les plus fréquents pour travailler en salle. Les titulaires d’un bac pro restauration ou d’un bac technologique hôtellerie ont plus de chance d’évoluer rapidement. Agilité, rapidité, résistance physique, sang-froid et qualités relationnelles sont les qualités requises.



Les Pour et les Contre



Homme, femme, la profession est ouverte à tout le monde. Toujours en mouvement, le serveur garde la forme. Le plaisir de la relation client est indéniable et des belles rencontres agrémentent le métier. Les restaurants recrutent toujours et les opportunités sont multiples. Hôtels, bateau-croisière, fast-food, brasseries, refuges, restaurants étoilés... Les possibilités sont sans fin, ainsi que le cadre de travail, plus ou moins prestigieux.



L’environnement est aussi varié et on peut du jour au lendemain, se retrouver dans un refuge à la montagne ou au bord de la mer. Parmi les inconvénients, un des moindres est de travailler quand les autres viennent prendre du bon temps. Il y a à peu près 99% de chances que vous deviez travailler les week-ends, pendant que vos amis organisent des soirées. Plus tard, la gestion de la vie de famille peut se révéler contraignante. De même, il faudra faire une croix sur les fêtes et jours fériés. Les problèmes de dos et de genoux sont assez communs. Être serveur, c’est infliger beaucoup de stress à son corps. Si les rencontres peuvent être belles, elles peuvent aussi être acerbes. Les impatients, les aigris et les râleurs fréquentent aussi les restaurants ! Parmi les évolutions, un(e) serveur(se) peut accéder au poste de chef de rang, puis de maître d’hôtel. Il ou elle peut même devenir gérant(e) d’un restaurant et ouvrir son propre établissement.


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