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Nouveau contrôle technique : ce qui change en mai prochain


Freins, pneus, direction, éclairage, équipements, taux de pollution... Le contrôle technique est le check-up indispensable du véhicule. Son enjeu ? La sécurité des usagers. Obligatoire pour tous les véhicules âgés de plus de quatre ans, puis tous les deux ans, voilà qu’il s’apprête à faire peau neuve. En effet, afin d’acquérir, à termes, un contrôle technique similaire à tous les pays européens, certaines règles changent le 20 mai prochain. Explications.

Selon la Commission européenne, en 2009, 2 000 décès sur 35 000 causés par un accident de la route étaient associés à des défaillances techniques. Un chiffre que l’instance ne peut supporter alors qu’elle souhaite « réduire de moitié le nombre de victimes sur la route d'ici à 2020 par rapport à 2010 ». Instauré en France en 1992, le contrôle technique s’apprête donc, dès le 20 mai prochain, à se mettre à la page européenne.



S’il comporte aujourd’hui 123 vérifications, le nouveau contrôle technique en comportera 131. Une augmentation qui entrainera également une liste de plus de 600 défauts possibles contre 409 actuellement. Défauts qui deviendront des défaillances classées en trois niveaux.



• Le premier niveau sera composé des 139  « défaillances mineures » qui devront être réparées sans obligation de visite.

• Le second niveau sera composé des 342  « défaillances majeures », toutes soumises à une contre-visite à effectuer dans les deux mois suivants.

• Le troisième niveau et ses 129 points de  « défaillances critiques » créent la nouveauté. En effet, si l’une d’entre elles est non-validée, le véhicule sera immobilisé ou autorisé à rouler uniquement jusqu’au garage où il sera réparé. Finis les deux mois de délai, une vignette sera collée sur le pare-brise et le conducteur aura 24 heures pour se mettre en règle et retourner effectuer une contre-visite. Mieux vaudra donc jeter un œil soi-même sur ces points dits critiques comme l’usure des pneus, un éclat sur le pare-brise côté conducteur, une fuite de liquide de frein, une carrosserie endommagée, le non-fonctionnement de feux stop, l’absence d’un rétroviseur…



Le propriétaire laxiste s’exposera à une amende inchangée de 135€ (90€ si le règlement est fait aussitôt), verra sa responsabilité engagée en cas d’accident et même la possibilité de se voir retirer sa carte grise.



Plus coûteux mais plus d’embauches



Si la liste des points de surveillance s’élargit, les centres agréés passeront aussi plus de temps sur le véhicule. C’est donc logiquement que ce temps supplémentaire se répercutera sur la facture. Une hausse de 15 à 20 % pourrait être constatée. Variant actuellement de 50 à 80€, le tarif de contrôle est libre, d’où l’intérêt de faire jouer la concurrence et de se renseigner quant à la gratuité ou non de la contre-visite.



Si certains craignent une ruée vers les centres avant le 20 mai, d’autres y voient le signe d’un secteur prêt à embaucher. En effet, avec plus de temps passé et plus de contre-visites, les centres vont devoir se préparer. Mais là encore, il y a de la nouveauté. Pour devenir contrôleur, un baccalauréat professionnel suivi de 315 heures de formation seront nécessaires.


Le saviez-vous ?

S’il doit obligatoirement être effectué en centre agréé, le contrôle technique peut avoir lieu dans n’importe lequel des 4 900 repartis sur le territoire, et ce, peu importe son département d’immatriculation. 

Les motos dispensées... pour le moment

Dans sa chasse aux accidents, la Commission européenne a également les deux et trois roues dans son viseur. Son souhait ? Rendre obligatoire, au sein de tous ses États membres, le contrôle technique à tous les véhicules d’ici 2022. Une norme déjà d’usage en Italie, en Espagne et en Allemagne mais que la France, sous l’étendard de la Fédération française des motards en colère (FFMC), refuse en bloc. L’association multiplie d’ailleurs les opérations de protestation, notamment sur le web. 


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Commentaires

1 commentaire

Philippe Hédon
Grand merci à la FFMC de nous préserver encore de cette ponction injustifiée du CT2RM ! Elle lutte aussi contre une pratique bien plus accidentogène et répandue, et dont l"auteur du "oui mais" semble être un adepte puisque les coupures de liaisons en conduisant le gênent ! Un comble pour ce donneur de leçons ! Sûrement au dessus des lois lui aussi !
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