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Pôle industriel d’excellence, le détachement air d’Ambérieu vise plus haut, plus large


Régulièrement, les rumeurs laissent entendre que la base aérienne risque de fermer. Loin de ces « fakes news », le détachement air d’Ambérieu affiche fièrement sa position de leader dans le domaine de l’industrie aéronautique. Avec l’accueil du service militaire volontaire et l’étude d’un nouveau projet industriel ambitieux, il élargit son champ de compétences.

Exit "la base" ! Il faut apprendre à dire Détachement Air 278, qui est désormais le nom officiel du site d’Ambérieu. Les plus anciens ambarrois connaissent l’histoire du terrain d’aviation de Bellièvre, histoire qui débuta en 1910. Les pionniers de l’aviation, Louis Mouthier, Robert Mignot, Howard Harding et René Vidart, pour ne citer que les plus célèbres, ont ouvert la voie des airs et écrit les premiers chapitres d’une longue histoire qui perdure. Antoine de Saint-Exupéry y est associé puisqu’il reçut son baptême de l’air à l’âge de 12 ans à Ambérieu. Après le départ des américains en mai 1945, qui l’utilisèrent comme base arrière temporaire, la base aérienne s’orienta vers des activités de maintenance et de réparation sur les matériels de sécurité, de sauvetage et de survie. La direction était donnée, elle n’a guère changé depuis, même si les techniques ont évolué.



Aujourd’hui, l’Atelier industriel aéronautique (AIA) emploie près de 500 personnes, dont 1/3 de civils. Il contribue donc largement au dynamisme du territoire. Cette structure du service industrie de l’aéronautique est spécialisée, voire référente nationale, en 4 domaines techniques que l’on qualifiera de pointus. D’abord la métrologie, ensemble des techniques permettant d'effectuer des mesures, consiste en la vérification du bon fonctionnement de tous les outillages et bancs utilisés pour la maintenance des appareils militaires. Cette charge de travail, importante pour l’AIA, peut être réalisée à Ambérieu ou sur le site où sont basés les appareils, que ce soit en France ou à l’étranger. Les techniciens se déplacent avec des remorques fonctionnelles adaptées. C’est une solution innovante pour un gain de temps et d’efficacité.



Le deuxième pôle est le pôle radars qui, là aussi, peut prendre en charge les dépannages sur leur lieu d’exploitation. Cela concerne les radars de génération intermédiaire, âgés d’une trentaine d’années environ, qui vont bientôt être atteints par la limite d’âge. La confection et l’entretien des matériels de sécurité sauvetage n’est pas la branche la plus connue de l’AIA, mais pas la moins importante. Les harnais, les embarcations de survie, les combinaisons de vol, les sièges éjectables…, tous ces matériels sont utilisés quotidiennement sur les lieux de conflit où l’armée française est engagée. Ils doivent donc être irréprochables.



Enfin, le dernier secteur dit celui des activités diversifiées, menuisiers, chaudronniers, réparateur de cartes électroniques, regroupe des métiers et des spécialités pour lesquels il est demandé le plus haut niveau de qualité. Les matériels fabriqués sur place ont des cahiers des charges draconiens. Cette recherche de l’excellence se heurte, comme dans les autres secteurs industriels les plus avancés du point de vue technologique, au manque de personnels qualifiés. Le colonel Philippe Pillon, commandant le détachement air, fait le constat : « le délai de recrutement d’un technicien qualifié est actuellement de 9 à 10 mois. Et on va bientôt être frappé par le papy boum ! »



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