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Simon Desthieux, un homme en OR


Il a son poster géant sur le domaine nordique de la Praille à Hauteville et dans l’ombre, tout un club de supporters, le Fan Club de Simon Desthieux, est aussi dévoué que pour une rock star. Certes, Simon aime la musique, il joue d’ailleurs du piano, mais c’est derrière une carabine et sur les skis qu’il s’exprime le mieux. Biathlète originaire de Belley récemment médaillé d’or aux JO de PyoenChang, nous l’avons contacté juste avant sa dernière épreuve, le relais homme.

Repéré dès les championnats du monde junior qu’il remporte en 2011, Simon Desthieux poursuit son ascension dans le monde confidentiel du biathlon. A 26 ans, d’un naturel discret, le voilà propulsé sous les projecteurs de Pyoenchang où il gagne une médaille d’or. Toujours bien classé et dans les meilleurs temps de ski, c’est en relais qu’il excelle et signe ses plus beaux podiums. C’est l’épreuve où il se transcende et montre tout son potentiel, comme si l’esprit de camaraderie lui donnait des ailes et une motivation supplémentaire. « J’étais plutôt déçu des premières courses disputées à Pyoenchang », explique-t-il. « Mais le Biathlon est comme ça. Un jour, ça va être difficile et le lendemain, ça va aller et partager une victoire commune est un vrai plaisir. En termes d’émotions, c’est même indescriptible. Pour l’équipe, on a envie de se dépasser. On sait aussi qu’on représente la nation. C’est certain que si on commet des fautes, on met toute l’équipe dans la misère. ». Caporal de l’armée française et membre de l’équipe de France militaire avec laquelle il obtient une médaille de bronze au sprint par équipes aux jeux mondiaux d’hiver de 2013, il intègre la section ski de haut niveau au lycée. Puis, il entre pour la première fois dans les dix premiers d'une épreuve de coupe du monde lors de la dernière étape de la saison disputée à Oslo en prenant la septième place du sprint. Trois jours plus tard, il se classe 4e de la mass-start, l’épreuve reine. Dans le courant de la saison 2014-2015, il monte sur son premier podium avec ses coéquipiers du relais à Hochfilzen. L’un de ses rêves alors : « Participer aux JO ». C’est chose faite depuis. D’abord à Sotchi et maintenant à PyoenChang. « L’ambiance de Sotchi était démesurée. Ici, il y a moins de public et donc moins d’ambiance, mais ça reste des beaux jeux ».



Le Bugey, terre de relief



Entre deux manches de coupe de monde où il se classe régulièrement dans le Top 10, Simon revient skier sur le plateau de retord avec bonheur, son sas de décompression. « J’ai besoin de relief et le Bugey est parfait. Je vais beaucoup à la Praille, le site où j’ai appris à skier dès l’âge de 3-4 ans et je passe mes étés aux Plans d’Hotonnes. J’aime aussi me rendre dans les Monts Jura ou au sommet du Grand Colombier où le panorama est juste exceptionnel ». Chez les Desthieux, le ski est une histoire de famille. Son père, Jean-Marc, médecin, a longtemps tenu les rênes du ski club de Lompnes et garde ses fonctions au sein du comité directeur de la Fédération française de ski. L’un de ses frères, Jean-Baptiste, est également entraîneur de l’équipe de France Junior et Simon partage sa passion avec sa compagne, Célia Aymonier, biathlète elle-aussi. Toujours bien classé, avec des temps de ski proches des meilleurs, c’est sur le pas de tir que le biathlète pêche encore un peu. « J’ai encore une bonne marge de progression et les belles années arrivent. Le tir est une science inexacte. Mais j’aborde l’avenir avec confiance et sérénité ».



Actuellement 7eme au classement général de la coupe du Monde, Simon Desthieux entame la fin de saison en grande forme physique. Nul doute que son Fan Club comptera bientôt de nouveaux membres. Il le dit lui-même en plaisantant : « Il y a même des bretons maintenant ».


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