L'Ainpact

« Un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre »

  • Geneviève Darrieusseq, secrétaire d’État auprès du ministre des armées
  • Geneviève Darrieusseq, secrétaire d’État auprès du ministre des armées
  • Une des cartes interactives sur l’emprise nazie
  • Un lieu didactique
  • Un chemin de visite idéal dans une ancienne prison
  • Signature du livre d’or du musée par la secrétaire d’État
  • L’Ain face à son histoire
  • Le rôle de l’Italie mussolinienne est rappelé
  • René Nicod honoré par le musée
  • René Nodot, le premier Juste de l’Ain
  • Achtung, la ligne de démarcation
  • Vichy expliqué sous les parachutes
  • Un campement de fortune en forêt
  • La débrouille pour la cantine
  • Déplacements à ski l’hiver
  • Astuces : les vélos actionnent les dynamos
  • Une cabine d’avion reconstituée
  • La résistance s’écrit également
  • Triste réalité
  • Le député Damien Abad à la tribune
  • Jean-Pierre Carminati, maître de cérémonie
  • Un uniforme allemand
Le musée de la résistance et de la déportation de Nantua a réouvert ses portes le 9 septembre dernier après deux ans de fermeture pour travaux. L’occasion de découvrir ou redécouvrir un patrimoine local souvent douloureux.

Fermé depuis plus de deux ans, pour cause de travaux d’agrandissement et de mise en accessibilité, le musée de la résistance et de la déportation de Nantua a ouvert de nouveau ses portes le 9 septembre dernier. Sur un territoire, qui fut le théâtre d’actions héroïques de résistances d’envergure lors de la Seconde guerre mondiale, le musée est situé au cœur de Nantua, une des trois villes de l’Ain médaillée de la Résistance. La cité, de par sa position géographique stratégique, de par sa proximité avec la Suisse et les plaines au sud-est, propices aux organisations résistantes, garde aujourd’hui encore les stigmates de cette période troublée, tout comme son proche voisin du Haut Jura.



Installé au sein de l’ancienne prison de la cité catholarde, lieu symbolique, et sorte de clin d’œil à l’Histoire, le musée évoque ces épisodes tragiques et aventureux, aborde les thèmes de l’entrée en guerre, de la vie quotidienne sous l’Occupation, du régime de Vichy, de la Résistance et des maquis, de l’aide Alliés et de la déportation dans la région. Il s’agit d’une lecture voire d’une relecture des événements de la Seconde guerre mondiale à travers le vécu des habitants de l’Ain, mettant en valeur les enjeux stratégiques du département, entre Lyon et Genève, et apportant un nouvel éclairage sur les répressions et les persécutions des civils, des résistants, des juifs dans le département. Riche en témoignages de résistants, reconstitutions (parachutes, cabine d’avion en action), objets du quotidien (vélo tous terrains, gazogènes), astuces et moyens ingénieux de vie et survie (camp de fortune, petite imprimerie portative de la voix du maquis), affiches, matériels et uniformes militaires, le musée propose, non pas une rétrospective morbide de cette époque, mais bien plus un parcours historique et vivant d’une population au cœur de la Guerre.



Deux journées gratuites



C’est un véritable lieu de mémoire, comme l’a rappelé Damien Abad, député de l’Ain, dans son propos à la tribune, « un peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre », citant ainsi un résistant fameux d’outre-manche, Sir Winston Churchill. Cette cérémonie a permis de faire la connaissance de Geneviève Darrieussecq, secrétaire d’État auprès du Ministre des armées, Florence Parly. Jean-Pierre Carminati, maire de Nantua ne manqua pas de la remercier vivement de sa venue. On notait aussi la présence de Jean Deguerry, président du Conseil départemental de l’Ain, Pierre Mercier, président de l’Association des amis du musée, Robert Molinatti, ancien maquisard et fondateur du musée, ainsi que les représentants des corps constitués.



À l’occasion de sa réouverture, le musée propose les 27 et 28 septembre, deux journées gratuites de présentation de la nouvelle exposition permanente et de l’offre scolaire 2017-2018, pour les professeurs des écoles primaires, des collèges et lycées de l’Ain et des départements limitrophes. Une visite des petits, comme des grands d’ailleurs, s’impose donc dans ce sanctuaire remarquablement agencé et documenté, pour une immersion instructive dans notre histoire contemporaine locale la plus intime…


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